Les fontaines Wallace

fontaine_wallacePour plusieurs badauds elles suscitent la curiosité, de dimension moyenne et de faible débit d’eau, les fontaines Wallace ne sont certes pas les plus connues dans notre ville. Pourtant, il y en a deux à Québec, dont, l’une offerte par le Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne, en juin 2000 se situe au coin de l’avenue Cartier et de la Grande Allée. Les fontaines Wallace sont des points d’eau potable publics. Ces oeuvres d’art se présentent sous la forme de petits édicules en fonte présents dans plusieurs villes du monde. Elles ont été dessinées par l’artiste Charles-Auguste Lebourg, leur nom a été donné par le Britannique Richard Wallace (né à Londres le 26 juillet 1818 et mort à Neuilly-sur-Seine le 20 juillet 1890) parisien d’adoption.Sir_Richard_WallaceSir Wallace finança entièrement l’édification de toutes les fontaines en France. Elles sont souvent associées par les étrangers à l’image de Paris, car c’est dans cette ville qu’elles furent implantées en premier et qu’on en trouve le plus grand nombre. Sir Richard Wallace, un homme des plus éclectiques et des plus discrets, hérita de son père une grande fortune en août 1870. Il décide d’en faire profiter les Parisiens, ce qui lui vaut une grande et rapide popularité. On peut le considérer comme un philanthrope, au sens propre du terme, comme il y en avait beaucoup à l’époque.Son dévouement le pousse à rester dans sa villa parisienne assiégée pour pouvoir être là où on avait besoin de lui, plutôt que de se réfugier dans une de ses luxueuses propriétés. Il fonde également un hôpital, s’occupe de l’accueil des victimes des bombardements et de la distribution de vivres à la population. Il reste toujours fidèle à sa nation d’adoption, la France, où il repose désormais, au cimetière du Père-Lachaise.Précisons qu’en 1872, déjà 50 fontaines étaient opérationnelles à Paris. De nos jours on en compte 120. Les fontaines portant ce nom (Wallace) comptent parmi ses nombreuses contributions au patrimoine parisien. Ce mobilier urbain continue de donner de l’eau potable gratuite à beaucoup de Parisiens. Elles sont conçues dans le respect d’un strict cahier de charges. La fontaine doit être assez grande pour être visible de loin, mais pas trop pour ne pas rompre l’harmonie du paysage. Sa forme est à la fois pratique d’utilisation et esthétique. Le prix est abordable pour permettre l’installation de dizaines d’exemplaires. Et le matériau utilisé est résistant, facile à travailler, et commode d’entretien.