La rentrée du conseil de quartier de Montcalm : Consultation publique sur l’ancienne école Saint-Martyrs et sécurité routière aux abords de l’école Anne Hébert

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Dans ce dernier article, nous abordons avec François Talbot les enjeux auxquels le conseil de quartier de Montcalm devra faire face à la rentrée.

Les enjeux seront nombreux cet automne à commencer par la consultation publique que tiendra le conseil de quartier de Montcalm en septembre lors de sa réunion mensuelle sur l’ancienne école des Saint-Martyrs sur la rue Père-Marquette qui abrite des organismes de loisirs, communautaires, et des professionnels de service. C’est la deuxième fois en quelques mois que le promoteur vient devant le conseil de quartier pour demander un changement de zonage. Lors de la première consultation publique, le conseil de quartier avait recommandé de refuser la demande de changement de zonage pour transformer l’édifice en logement.Cette fois-ci, le promoteur revient à la charge pour une nouvelle demande de changement de zonage afin d’autoriser les logements dans les étages supérieurs du bâtiment tout en conservant les offres de services professionnels, de loisirs et communautaires au rez-de-chaussée.François Talbot rappelle que lors de la première consultation publique, il était très important pour les citoyens de garder un espace de loisirs dans ce secteur du quartier Montcalm. Le promoteur avait proposé de déménager les locataires dans un édifice qui lui appartient sur le domaine Bellevue dans le quartier Saint-Sacrement. Les locataires et les citoyens avaient rétorqué, trop loin. Selon François Talbot, il est très difficile de se prononcer sur une telle demande sans savoir de quelle manière l’axe Belvédère/René Lévesque va se développer.« Si on m’avait dit lors de la première consultation publique, il y a une possibilité sur René Lévesque/Belvédère, on aurait été dans le même secteur. Mais le problème c’est que pour l’instant il n’y a rien et pour moi, l’aménagement d’un quartier doit se faire dans un horizon de 30 ou 50 ans et là, je ne sais pas ce qu’il va avoir pour les 30 prochaines années. »François Talbot en profite aussi pour dénoncer le manque de transparence de la Ville de Québec sur la requalification du secteur Belvédère. Une étude a été réalisée et elle n’a jamais été rendue publique. Rappelons que ce secteur très achalandé concerne trois quartiers, Montcalm, Saint-Sacrement et Sillery et le président du conseil de quartier de Montcalm souhaiterait que les trois quartiers travaillent ensemble pour définir des objectifs de revitalisation et créer un pôle commercial.« Il n’y a pas si longtemps, il y avait un café, ce que j’appelle un lieu d’arrêt avant de continuer notre chemin, mais celui-ci a fermé ainsi que le club Vidéotron. Le secteur est assez loin de Cartier pour en faire un pôle commercial et il y a une masse critique de gens qui attendent l’autobus. Le stationnement du Vidéotron est du non bâti, il y a de la place pour une construction et le secteur a à mon avis beaucoup de potentiel. »

La sécurité aux abords des écoles, un enjeu municipal

Autre enjeu qui préoccupe François Talbot et dont le conseil de quartier aura à s’occuper, la sécurité aux abords de l’école Anne Hébert. Depuis des mois, l’école et des parents d’élève demandent à la Ville de Québec de renforcer la sécurité sur le chemin Sainte-Foy. Un problème qui est arrivé sur la table du conseil de quartier puisque la Ville a déjà selon elle déjà mis en place des procédures pour limiter la vitesse à 30 km pendant les heures de classe sur le chemin Sainte-Foy et sur Marguerite-Bourgeois. Insuffisant, selon l’école Anne Hébert dont les parents se plaignent toujours du manque de sécurité alors que l’école est située sur un boulevard urbain avec une forte densité de circulation.« Quand un parent se fait couper la priorité à un feu de circulation ou à un arrêt obligatoire et qu’il craint pour la sécurité de son enfant, il n’a pas envie de se faire dire oui, mais vous comprenez, c’est une situation complexe, il faut prendre notre temps. Non, le parent veut qu’on lui dise, ça va cesser demain. »À travers cet exemple, le président du conseil de quartier reproche à la ville sa lourdeur administrative et un dialogue de sourds même s’il estime que la Ville n’est pas fermée à la discussion.Afin de trouver une solution, le conseil de quartier a invité un représentant de la Ville à venir discuter sur cet enjeu. Il aura fallu six mois avant d’avoir une réponse positive de l’administration. Trop long au gout du président du conseil de quartier.La réunion du conseil de quartier aura lieu le mardi 22 septembre à 19 h.Articles précédents :