L’avenue Cartier s’illumine

L’avenue Cartier s’est habillée de ses plus belles couleurs avec l’illumination des 34 abat-jour géants jeudi soir entre la Grande Allée et le Chemin Sainte-Foy. Le parcours Lumière sur l’art met en vedette des oeuvres d’Alfred Pellan et de Fernand Leduc qui appartiennent au Musée national des beaux-arts du Québec« C’est beaucoup plus intéressant que je le croyais », s’est exclamé Régis Labeaume en point de presse après avoir allumé les lampadaires. « Et je suis sûr qu’il va avoir des photos dans les revues internationales », a-t-il ajouté.Le projet Lumière sur l’art reviendra chaque année pendant cinq ans de décembre à la mi-mars avec de nouvelles oeuvres sur les lampadaires. Parmi les oeuvres de Pellan et de Leduc qu’on peut admirer tout au long de l’avenue Cartier, on retrouve le Jardin D’olivia, Citons ultra-violet, Fleurs – E, Triptyque ocre violet-rouge, Exaltation chaud-froid et Passage bleu.Il a fallu deux semaines pour installer les structures et les abat-jours dans un froid extrême. À l’origine, les luminaires devaient être fixés aux maisons, mais des problèmes techniques ont empêché l’installation. Les 17 structures, qui ont engendré un cout supplémentaire de 160 000 $, munies de deux luminaires chacune sont composées de trois tubes d’acier de 127 mm de diamètre. Leur hauteur de 4,9 m est impressionnante ainsi que leur poids de 705 kg. Les luminaires géants mesurent 942 cm de long par 200 cm de haut. L’impression a nécessité trois passages d’encre pour obtenir un résultat optimal.« C’est une première, je parcours pas mal de villes dans le monde et je ne pense pas avoir déjà vu une exposition comme celle-ci hors les murs qui s’exprime avec la lumière », a déclaré Line Ouellet, directrice et conservatrice en chef du MNBAQRégis Labeaume n’a pas manqué de rappeler que le New York Times a souligné il y a quelques jours que Québec fait partie des 50 villes dans le monde qu’il faut visiter. « On se fait remarquer parce qu’on investit dans des affaires aussi folles que celle-ci ou comme l’an passé le stationnement piéton dans Limoilou. » Selon le maire Labeaume il faut travailler sur les tuyaux d’égout dans une ville, ramasser la neige, mais ça prend des folies pour se distinguer.Pour Isabelle Leduc, la fille de Fernand Leduc, son père aurait été bien étonné de voir ce que le musée a fait avec ses oeuvres et d’être avec Pellan parce qu’ils étaient adversaires au début. « Je crois qu’il aurait été très content, le temps apaise toutes les disputes artistiques. Je trouve que la Ville de Québec est une ville extraordinaire et que vous avez beaucoup de chance au niveau des arts et de l’appui qui est donné par rapport à Montréal », a affirmé Isabelle Leduc.L’exposition sera en place jusqu’à la mi-mars, voir un peu plus puisqu’elle a commencé en retard.

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