Pierre Lavoie invite la population à s’engager pour des changements majeurs

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Les Québécois ne peuvent plus attendre auprès des gouvernements pour qu’il y ait des changements en santé ou en éducation. La grande différence viendra de l’engagement des citoyens selon Pierre Lavoie qui donne une conférence grand public mardi soir au Cégep Garneau sur le thème, le pouvoir de l’engagement. Ces personnes engagées obligeront les villes à changer leur politique axée entre autres sur la voiture et l’oubli des saines habitudes de vie.

Les problèmes de santé sont majeurs au Québec. Mais selon Pierre Lavoie, la solution n’est pas dans l’injection d’argent, mais dans la prévention. Et cette prévention, elle débute avec nous-mêmes. Les parents, les enseignements, les citoyens et les entreprises devront s’engager pour relever le défi en environnement, en santé et en éducation. « Beaucoup de personnes s’engagent, mais elles le font pour des raisons différentes, donc le défi des organisations est de trouver les raisons pour trouver les bonnes personnes », affirme Pierre Lavoie qui a créé le Grand défi Pierre Lavoie en 1999.

Si le mouvement est en train de s’enraciner et que les choses changent avec de plus en plus de pistes cyclables, de parcs ou de centres sportifs et de meilleures habitudes de vie, le défi reste colossal. Une ville comme Québec est encore très axée sur l’utilisation de la voiture. Au Québec, l’obésité a triplé chez les enfants depuis les années 80 et a doublé chez les adultes. Plusieurs cancers, un taux de cholestérol élevé, le diabète de type 2, l’hypertension ou l’obésité sont des maladies qui sont majoritairement dues à nos comportements.

Les politiciens devront suivre le mouvement

On le sait, les changements ne se font pas avec les politiciens, mais avec la pression populaire. Selon Pierre Lavoie, les politiques prendront le virage saines habitudes de vie, transports en commun et actif lorsque cela sera payant pour eux. La résistance aux changements dans la population est encore forte, culture nord-américaine oblige, mais les nouvelles générations cassent peu à peu cette culture. Ces générations à qui on a inculqué l’importance de l’environnement ou de la pratique d’une activité physique veulent pouvoir circuler à pied, en bus ou en vélo sans passer pour des fous.

« Le maire Labeaume ne sent pas encore cette pression, mais quand il va la sentir, il n’aura pas le choix sinon les jeunes qui n’ont pas encore le droit de vote lui feront savoir lorsqu’ils pourront voter », souligne Pierre Lavoie.

Pierre Lavoie ne comprend pas pourquoi il y a un conseiller en environnement dans les villes, mais pas de conseiller pour les saines habitudes de vie. Quand une rue est refaite, il y a un urbaniste qui est là pour s’assurer que des arbres sont plantés, mais il n’y a personne pour les saines habitudes de vie. « Beaucoup de choses sont oubliées lorsqu’une rue est refaite et une fois l’asphalte posé, il est trop tard et il faut attendre dix ans pour qu’une piste cyclable voie le jour, parce que ce n’est pas dans l’ADN des villes », s’exclame Pierre Lavoie.

Vous pouvez rencontrer Pierre Lavoie lors de sa conférence au Cégep Garneau mardi à 19 h

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