Interpréter l’urbanité | 12 septembre 2017 | Article par Marine Lobrieau

Crédit photo: Courtoisie

Interpréter l’urbanité

Le quatuor de photographes composé de Colette Bordeleau, Denis Brien, Alain Charest et Guy Rochette, s’associe pour une seconde exposition intitulée Saveurs d’urbanité. Chacune des images suggère une interprétation personnelle de l’espace urbain dans sa diversité et sa complexité. L’exposition est visible à la Galerie Uno du 1er au 30 septembre.

C’est dans un club de photographie de Longueuil  que le quatuor s’est formé. Professionnels dans le domaine photographique, ils ont ensemble participé à un premier projet Beautés récupérées, axé sur la mise en scène d’objets recyclés et qui avait également fait l’objet d’une exposition. À la suite de cette collaboration, les artistes souhaitaient une nouvelle fois unir leurs interprétations artistiques autour d’un sujet commun, cette fois-ci, l’urbanité.

Le projet Saveurs d’urbanité est lancé en 2016. « On se motive, on s’inspire les uns des autres, il y a un effet entraînant », souligne Colette Boredeleau. L’exposition n’a pas pour but de décrire l’urbanité, mais plutôt mettre en relief ce milieu à travers l’interprétation personnelle des photographes.

Un thème, quatre versions artistiques

Chaque artiste a sa saveur de l’urbanité, le thème est le même, mais les images sont totalement différentes. Ainsi, les clichés pris aux quatre coins du monde reflètent la sensibilité stylistique des quatre artistes. Les photographes se sont imposé une seule et unique ligne directrice, la méthode d’impression. Les œuvres exposées sont toutes imprimées sur une toile d’aluminium, retravaillées pour être modulées en cadre et dont il est possible la suspension extérieure.

Les images capturées par Colette Bordeleau illustrent des passages de « l’humain habité par l’urbain », que l’artiste symbolise grâce à la superposition de clichés. C’est la représentation de la fusion de l’être avec son habitacle urbain qui est à présent devenu son milieu de vie.

Denis Brien s’intéresse quant à lui aux personnes qui sont intégrés dans cet espace, ses clichés symbolisent « des situations de vie et des ambiances ». L’artiste travaille numériquement ses négatifs, pour aller « au-delà de la simple image ».

La sensibilité artistique d’Alain Charest se symbolise, dans ses captures, par la focalisation sur un détail qui sera travaillé pour retranscrire « l’émotion de la scène » et qui sera accentuée par des couleurs vives.

Guy Rochette interprète la ville, par le biais d’images vibrantes mettant en relief tout le dynamisme et la cacophonie urbaine. « C’est la ville des structures et des habitations dédiées aux humains, mais sans ces derniers. »

Saveurs d’urbanité sera exposée à la Galerie d’art Uno du 1er au 30 septembre. Le vernissage aura lieu le 16 septembre de 13 h à 16 h.