Jean-Luc Rouckout : « Je veux être un homme politique, pas un politicien » | 12 octobre 2017 | Article par Marine Lobrieau

Crédit photo: Courtoisie

Jean-Luc Rouckout : « Je veux être un homme politique, pas un politicien »

En entrevue éditoriale avec Monmontcalm, le candidat d’Alliance Citoyenne de Québec, Jean-Luc Rouckout, livre sa vision du quartier qu’il arpente au quotidien grâce à son activité de chauffeur de taxi.

Retraité de l’industrie métallurgique où il était ingénieur, Jean-Luc Rouckout, 64 ans, a décidé de s’engager dans la politique afin de s’investir en faveur de la population. Une première expérience devant les suffrages, lors de l’élection partielle provinciale dans Louis Hébert le 2 octobre pour Équipe autonomiste, lui a permis d’être approché par le parti Alliance Citoyenne de Québec pour se présenter comme candidat dans le district de Cap-Aux-Diamants au niveau municipal. Il se définit comme un homme  « droit dans ses convictions » et proche du peuple.

Je n’ai pas un langage de politicien, je veux être un homme politique, pas un politicien. Un politicien travaille pour sa réélection, moi je travaille pour l’avenir et les générations futures.

Chauffeur de taxi, il échange tous les jours avec ses clients. Ces discussions lui permettent d’entendre les revendications et les préoccupations des citoyens. Une pratique qui l’a convaincu de s’engager dans le domaine politique afin de devenir, s’il est élu  « une tribune ».

La gratuité des transports en commun

Jean-Luc Rouckout est constamment sur la route. Il constate la difficulté de circuler dans le district, pour les piétons, les cyclistes et les véhicules. Ainsi, il encourage l’utilisation du transport en commun, et mise sur l’instauration de sa gratuité pour une durée d’un an.

Je suis taxi tous les jours je le vois, c’est l’enfer, pour les piétons et pour les voitures. Je suis pour le transport en commun. Il faut mettre moins de voitures. Ce n’est pas en élargissant que cela va s’arranger. Il faut encourager les gens à prendre le transport. Dans notre programme, nous parlons de transport gratuit pendant un an. Des crédits et des structures viendraient comme le fond vert, c’est faisable.

La sécurité par la sensibilisation éducative

Le candidat d’Alliance Citoyenne de Québec milite en faveur de plus de sécurité pour les piétons. Des projets de ralentisseurs automatiques, et la mise en place de panneaux intelligents viendraient limiter la vitesse des conducteurs pour protéger les piétons et les cyclistes. Néanmoins, sa pratique de la route lui a fait constater des comportements à risque qui pourraient être atténués selon le candidat par une meilleure éducation de la population sur les dangers de la circulation.

C’est bien trop dangereux. Je vois tous les jours des cyclistes qui brûlent un feu, qui roulent à contre sens, certains cyclistes ne sont pas prudents. Il faut également éduquer les piétons à ne pas traverser dans des conditions dangereuses. Même dans un passage pour piétons il faut faire attention, rien n’est garanti. La vigilance en fait partie.

Jean-Luc Rouckout se défend d’être un partisan de la voiture, en ce sens, il ne souhaite pas davantage d’aménagements pour ce mode de transport, mais plutôt faire de la prévention en faveur du partage conscient et respectueux des différentes artères.

La condition des commerçants

Interrogé sur l’augmentation des taxes depuis plusieurs années et l’impact sur les commerces, le candidat affirme que les engagements de son parti vont en direction d’une diminution, voire d’un gel de ces taxes.

Il est prévu de les geler. Il faut diminuer les dépenses, on va pouvoir geler les taxes, changer certaines lois. Un des commerçants a vu ses taxes multipliées par trois, ça n’est pas normal.  Le but est de payer moins, un restaurant est parti à cause des taxes. Et c’est vide aujourd’hui. Je n’encourage pas les gens à payer en permanence.

Il y a quelques semaines, la Ville de Québec a annoncé une dotation subventionnelle pour aider les commerces à se lancer dans la vente en ligne. Pour le candidat, cette alternative « doit être mesurée » pour déterminer si elle est un soutien effectif pour les commerçants.

Le candidat est également farouchement opposé au déplacement du Marché du Vieux-Québec.

C’est un attrait touristique, c’est vendu avec. Il y a cinq hôtels dans le coin, les touristes sont contents d’aller acheter des produits ici. On peut en ouvrir un autre, mais celui-là il faut le garder. Un bateau de croisières qui arrive c’est 4 000 personnes, et ça consomme 4 000 personnes. C’est une idée farfelue que de le déplacer.

Réguler le phénomène Airbnb par la taxe

Monsieur Rouckout avoue avoir déjà utilisé ce service, le trouvant  « pratique ». En revanche, il souhaiterait encadrer le phénomène au moyen d’une taxe pour éviter une compétition déloyale vis-à-vis des professionnels de l’hôtellerie.

Je suis pour l’encadrement. Beaucoup construisent des grosses structures pour faire des Airbnb et c’est gênant vis-à-vis des hôtels, c’est une compétition malhonnête. Au niveau local il faut l’encadrer via les taxes sur les propriétaires, pour que ça balance avec l’industrie hôtelière.