Michel Bénard – Se laisser éblouir par la ville de Québec | 20 décembre 2017 | Article par Marine Lobrieau

Crédit photo: Marine Lobrieau

Michel Bénard – Se laisser éblouir par la ville de Québec

Michel Bénard, un artiste autodidacte originaire de Gatineau, s’installe dans les ruelles de Québec accompagné de son chevalet et de son matériel, et célèbre à travers ses toiles la beauté des paysages et de l’architecture de la Capitale-Nationale.

Issu d’une famille d’artiste, un père musicien et couturier, un frère acteur, le peintre a toujours vécu de sa passion. Il a également fait des dessins pour des pièces de théâtre et des réalisations décoratives pour le Musée de la civilisation.

La passion de la peinture est apparue très jeune chez Michel Bénard, elle ne l’a pas quitté depuis. « J’ai fait ma première peinture à l’âge de 12 ans, j’aimais l’odeur de l’huile », confie-t-il.  Une rencontre avec un de ses professeurs au secondaire l’a particulièrement inspiré. Par la suite, Michel Bénard n’a eu de cesse de peindre.

« Certains avaient de bonnes notes en dissertation et moi je dessinais tout le temps. J’illustrais tout ce qui se passait, en anglais entre John and Mary, la poésie avec une rivière en notes de musique, les gladiateurs et les cartes en histoire, j’avais pour ça un temps supplémentaire et les mêmes notes que les autres. Ça me plaît, car mes dessins ont servi à quelque chose et peuvent inspirer les autres », se souvient le peintre.

Éblouir et faire rêver

Le peintre procède toujours de la même manière. Vacant dans les rues de Québec, il est happé par de petits détails et la lumière des paysages et décide de s’installer, avec son chevalet et ses pinceaux pour commencer une toile. Une de ses plus importantes sources d’inspiration est le quartier du Vieux-Québec. Depuis douze ans, il immortalise le patrimoine. « J’ai peint toutes les vieilles maisons, ce lieu m’inspire, c’est toujours un challenge », avoue monsieur Bénard.

Les toiles de l’artiste sont des représentations concrètes de la nature et des lieux, des paysages magnifiés par la gestuelle de son pinceau. « J’ai toujours voulu éblouir les gens, je veux qu’ils voient quelque chose de beau, si ça ne l’est pas, je vais le faire d’une façon ou les gens vont le trouver beau. Rendre compte de la beauté autour de nous. Je veux donner une vie aux choses », abonde le peintre.

Cette passion est dévorante, Michel Bénard avoue ne pouvoir se priver de peindre. « Ce que je regrette, c’est de ne pas pouvoir amener mes affaires partout, constamment. C’est une drogue je ne peux pas m’en passer. Quand je ne peins pas, j’ai l’impression de blasphémer », révèle-t-il.

Les œuvres de Michel Bénard sont exposées en ce moment à la Galerie Cartier.