Pierre Ayot illumine l’avenue Cartier | 8 novembre 2017 | Article par Marine Lobrieau

Pierre Ayot, Le Troisième homme, 1965 et Pierre Ayot, Pile et face, 1974

Crédit photo: Céline Fabriès

Pierre Ayot illumine l’avenue Cartier

Pour la troisième année consécutive de Lumière sur l’Art, les abat-jour se parent des œuvres du peintre Pierre Ayot dont cinq des trente-quatre pièces du parcours seront agrémentées d’un parcours symphonique.

La nouvelle édition des abat-jour a été illuminée, mercredi en fin de journée, lors de l’inauguration du parcours Lumière sur l’Art. Parmi les œuvres de l’artiste montréalais, nombre d’entre elles sont une reproduction de toiles appartenant à la collection du Musée National des Beaux-Arts de Québec (MNBAQ). Le parcours est différent des deux précédents, car il tend vers le mouvement pop-art, tandis que les deux précédentes éditions mettaient à l’honneur des artistes aux travaux plus abstraits.

Afin d’opérer une sélection appropriée au quartier, les commerçants ont été sollicités pour choisir les œuvres. « C’est la première fois que les commerçants collaborent avec le musée pour la sélection. Vous allez vous amuser à faire des liens entre les commerces et les œuvres », a mentionné Line Ouellet, la directrice et conservatrice en chef du MNBAQ.

La grande nouveauté cette année, un parcours symphonique est intégré au circuit. Cinq œuvres sont munies d’une partition musicale directement sélectionnée parmi les enregistrements de l’Orchestre Symphonique de Québec (OSQ). Deux empreintes vertes peintes au sol permettent au spectateur de se placer et de déclencher la partition pendant quelques minutes.

Ainsi, l’oeuvre Yvon Cozic, est bonifiée par une partition intitulée Danse Hongroise N 1 de Johannes Brahms. L’oeuvre Clac tchaktatcha… clip clip, aura comme musique d’accompagnement une partition de Béla Bartók, Danses populaires RoumainesLe Troisième homme, est lui complété par la musique de Claude Debussy Children’s Corner, et une orchestration d’André Caplet, Golliwogg’s CakewalkL’Âge de pierre, est quant  à lui magnifié par Georges Bizet dans Carmen, prélude à l’acte 1 Grands duos d’amour de l’Opéra français. Enfin, l’oeuvre Madeleine Forcier, est accommodée par une seconde partition de Claude Debussy Children’s Corner, Serenade of the Doll, orchestré par André Caplet.