Près de chez vous : Maxime Moreau, chef à la résidence de la Consule générale de France à Québec | 11 décembre 2018 | Article par Tanya Beaumont

Crédit photo: Tanya Beaumont

Près de chez vous : Maxime Moreau, chef à la résidence de la Consule générale de France à Québec

Près de chez vous, dans le quartier Montcalm, vivent et travaillent des gens ordinaires dont la vie ne l’est pas toujours. Depuis septembre 2017, Maxime Moreau est chef à la résidence de la Consule générale de France à Québec, sur l’avenue des Braves. Un travail qui lui permet de concilier passion et vie de famille.

Diplômé de l’École hôtelière de la Capitale, Maxime Moreau avait été référé par Jean-Luc Boulay du restaurant le Saint-Amour, qu’il a connu lors de l’émission Les chefs. À l’époque, Maxime Moreau était styliste culinaire, une fonction qu’il a occupée pendant un peu plus de 4 ans tant pour le populaire concours télévisé que pour de la publicité.

Les ouï-dire au sujet de la restauration ne sont pas que des rumeurs. Les heures de travail sont longues et les horaires, difficiles. La possibilité de concilier son emploi avec la vie de famille a séduit le chef « Mon horaire varie selon les événements. J’ai des assurances, des congés fériés et des vraies vacances pendant l’été! » Si les conditions de travail lui ont plu, c’est aussi la liberté que lui offre le poste qu’il apprécie. « J’ai carte blanche. Je m’amuse là-dedans! Ça englobe beaucoup plus que le rôle d’un chef », précise-t-il.

Mais il lui reste du temps pour faire ce qu’il aime vraiment : cuisiner. À travers la gestion des réceptions, l’embauche de personnel lorsque les invités sont plus nombreux et l’administration de la cave à vins (français), il trouve le temps de créer des menus sur mesure, selon les invités d’honneur et les événements. Entre les buffets, les petits déjeuners et les cocktails, ce qu’il préfère, ce sont les repas servis à table :

« C’est à l’assiette que je trouve qu’on peut créer le plus. Les bouchées aussi, on peut être créatif. »

Peu importe le style de repas, Maxime doit toujours garder en tête que les convives sont de passage à la résidence dans un contexte professionnel.

« Je reste discret. Faut que ça aille rapidement, je dois respecter l’horaire. S’ils ont deux heures pour manger, c’est deux heures! »

Et sa relation avec sa patronne, Laurence Haguenauer, Consule générale de France?  « C’est une dame très empathique, très humaine. J’ai hâte de voir quand il va y avoir un changement de consul si je vais aussi bien m’entendre. » La bonne entente est réciproque. La Consule, arrivée pendant l’entretien, a tenu mordicus à dire quelques bons mots à propos de son chef :

« J’ai une chance d’avoir pu recruter Maxime. Il est extrêmement créatif, et il a parfaitement compris quels étaient les besoins de la résidence. Il n’a pas, comme on dit chez nous, la grosse tête. Pouvoir avoir un chef qui allie les produits du Québec, le savoir-faire québécois et la qualité de la gastronomie française, c’est un vrai plaisir. »

Cuisiner : métier en demande

Maxime Moreau garde un œil critique sur la restauration qui, selon lui, est rendue à un niveau critique. « La cuisine n’a jamais été aussi populaire et on n’a jamais aussi peu formé de cuisiniers dans les écoles. C’est un cours qui nous sera utile toute notre vie. »

Le chef d’une quinzaine d’années d’expérience invite les jeunes à terminer leurs études et, surtout, ne pas brûler d’étapes. Il conclut que la clé du succès pour un chef, c’est sa polyvalence. « J’ai voulu toucher à tout pour voir ce que j’aimais le plus. » Sa passion l’a mené à Montréal, Magog, dans l’Ouest canadien, mais c’est à Québec qu’il se sent le mieux, près de sa famille.

« En étant ici pour l’instant, c’est vraiment la plus belle expérience. J’ai pas de problème de personnel! Je me gère tout seul. Je me trouve chanceux d’être où je suis aujourd’hui. Niveau culinaire et niveau qualité de vie, c’est le plus beau travail que j’ai eu. »

En savoir plus sur...