<em>La symphonie du jeu vidéo</em> : une partie multijoueur avec l’OSQ | 1 novembre 2018 | Article par Suzie Genest

La symphonie du jeu vidéo par l’Orchestre Métropolitain, lors de la présentation dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, à la salle Wilfrid-Pelletier.

Crédit photo: François Goupil

La symphonie du jeu vidéo : une partie multijoueur avec l’OSQ

Les 22 et 23 novembre prochain, au Grand Théâtre, l’Orchestre symphonique de Québec (OSQ) prend le pari de rassembler gamers et mélomanes de tous niveaux avec La symphonie du jeu vidéo, un concert musical, visuel, ludique, dont tous, sur scène comme dans la salle, seront un peu les héros.

Maxime Goulet, compositeur ayant à sa feuille de route plus de 25 trames sonores de jeux vidéo, signe le concept et la coordination artistique de ce spectacle interactif. Une soixantaine de muscien.ne.s et quelque 80 voix du Choeur de l’OSQ, sous la direction de Dina Gilbert et dans des arrangements pour choeur et grand orchestre de Benoit Groulx, y interpréteront les trames sonores de jeux vidéo projetés sur grand écran.

Il y aura durant le concert des séquences de jeu en direct qui garderont les membres de l’orchestre et du choeur « au bout de leur chaise »,  a illustré M. Goulet en conférence de presse ce matin au Lvlop, à Saint-Roch. Ils devront alors moduler leur interprétation au gré d’une progression d’action qu’ils ne pourront prédire d’avance. Le public aura lui-même l’occasion d’influencer des séquences de jeu en direct, à travers les déplacements d’un ballon de plage grand format agissant comme contrôleur de ce crowdgaming.

Découvrir des talents québécois

Stéphanie Harvey et Maxime Goulet
Crédit photo: Monsaintroch

La symphonie des jeux vidéo se veut une opportunité de découvrir « la richesse et la diversité » des créateurs de jeux vidéo au Québec, a résumé le concepteur, des gros joueurs aux indépendants de plus petit gabarit. C’est en même temps une occasion d’apprécier un concert symphonique ou de s’y initier, « même si on ne trippe pas sur la musique classique », a renchéri la joueuse professionnelle Stéphanie Harvey, cinq fois championne mondiale. Celle qui assurera l’animation de l’événement a rapporté avoir eu « des frissons et les larmes aux yeux » à la première mouture de La symphonie du jeu vidéo à Montréal en 2017.

D’abord imaginée pour le 375e anniversaire de la ville de Montréal, la formule a été rafraîchie et bonifiée pour Québec, notamment par l’inclusion d’extraits de jeux produits localement. Chariot (Frima) et Assassin’s Creed Odyssey (Ubisoft Québec) y seront en vedette parmi une quarantaine de titres, avec les Dragon Age: Inquisition (Bioware/EA), Warhammer 40 000 (Behaviour), Lara Croft (Square Enix)… Alors qu’il y eu un seul spectacle avec l’Orchestre Métropolitain, « nous autres à Québec, on est une grosse ville, on va le faire deux fois », a lancé avec bonne humeur Astrid Chouinard, présidente-directrice générale de l’OSQ.

On peut visiter le site de l’OSQ pour connaître les détails et accéder à la billetterie de La symphonie du jeu vidéo.