Visages du voisinage : plus qu’une expo photo | 30 mai 2019 | Article par Catherine Breton

Le portrait d’Étienne Hivert par Noémie Bourgault

Crédit photo: Noémie Bourgault

Visages du voisinage : plus qu’une expo photo

Lundi se tenait le vernissage de l’exposition photo Visages du Voisinage ; les visages de Saint-Sacrement, organisée par le Réseau québécois de villes et villages en santé dans le cadre de son projet Les aînés au cœur du Voisinage.

L’initiative visait à créer un pont entre les générations et à mettre en lumière la place et l’apport des aînés au sein de la collectivité du quartier Saint-Sacrement, tout en offrant à cinq jeunes l’opportunité de vivre une expérience unique.

L’exposition photo n’est que la pointe de l’iceberg de ce projet humaniste, auquel plusieurs organismes ont participé, dont la Société Saint-Vincent-de-Paul et le Conseil de quartier de Saint-Sacrement.

L’instigateur

Jean-Yves Fréchette fait de l’animation sociale depuis plusieurs années. L’intergénérationnel fait partie des valeurs qu’il porte et auxquelles il est particulièrement attaché. C’est par l’entremise du Réseau québécois de villes et villages en santé, via l’approche Voisins solidaires, que la proposition amenée par Jean-Yves Fréchette voit le jour.

Il faut dire que son projet s’arrime parfaitement à la mission de Voisins solidaires, qui est de développer la cordialité et l’entraide entre générations, et ainsi de renforcer les liens sociaux, gage d’une communauté soudée et en santé.

Ce sont donc cinq jeunes photographes, 23 modèles et quelques auteurs en herbe qui ont été rassemblés pour donner forme à ce projet. Le défi était de coordonner les rencontres, mais une fois ce casse-tête achevé, Jean-Yves Fréchette était ravi de laisser la magie opérer.

Sous la direction de M. Fréchette, les jeunes ont tout d’abord bénéficié d’un cours de photographie, histoire d’être bien outillés pour s’acquitter de leur mandat. Le mentor se dit choyé d’avoir pu assister discrètement à ces rencontres entre aînés et jeunes, et d’être le témoin privilégié de ces conversations entre générations. Des partages d’une richesse peu commune.

Sur les portraits résultant de ces rencontres figurent des mines rayonnantes et lumineuses. Chacun est accompagnée d’un haïku – petit poème japonais de 3 vers – écrits lors d’ateliers de création littéraire durant lesquels les auteurs s’inspiraient des photos prises par les cinq jeunes.

Voici celui qui accompagne la photo d’Étienne Hivert prise par Noémie Bourgault et qui figure en tête d’article. L’auteure est Lise Roy.

Je suis là pour vous

Fidèle au rendez-vous

Allez les jeunes, sans courir

Chaque photo est également accompagnée d’un code QR qui donne accès à des biographies, toutes écrites par Jean-Yves Fréchette. Ces textes ont été rédigés avec une volonté d’humaniser et de transmettre l’essence de chacun des modèles, de les mettre en lumière et leur rendre hommage. Ce sont souvent des gens qui font œuvre utile dans leur communauté et à qui Jean-Yves Fréchette tenait à rendre hommage.

Les jeunes

J’ai eu la chance de rencontrer deux des jeunes photographes, Marianne Pageau et Noémie Bourgault. Marianne a beaucoup aimé découvrir d’autres facettes de ses voisins et le passé de plusieurs d’entre eux. Ce qui l’a frappée, c’est la chaleur avec laquelle ils se sont prêtés au jeu, leur générosité à se raconter et leur sourire malgré les épreuves traversées tout au long de la vie. Noémie, quant à elle, a particulièrement apprécié l’accompagnement et les enseignements de M. Fréchette.

L’exposition est présentée au Centre des loisirs Saint-Sacrement, mais elle sera déplacée à partir du 13 juin à la librairie-café Le Mot de Tasse.