Le théâtre une véritable passion pour Marc Gourdeau

Marc_GourdeauMonmontcalm.com s’est entretenu avec le directeur du théâtre Premier Acte, Marc Gourdeau. La mission de Premier Acte est de favoriser la diffusion d’œuvres théâtrales issues d’artistes ou de regroupements professionnels dits de la relève ainsi que de projets autogérés en réunissant une série de spectacles dans une saison théâtrale présentée sous son égide. Marc Gourdeau a toujours été un passionné de théâtre. Son père aurait voulu qu’il soit ingénieur parce qu’il était très fort en mathématiques, mais ça ne l’allumait pas. Il a commencé à voir des pièces et à jouer aussi au secondaire et il s’est dit que c’était ce qu’il voulait faire dans la vie.

«J’aime le contact soir après soir avec le public, il n’y a jamais deux représentations pareil. On n’est pas dans l’art consensuel autant au niveau de la forme que du fond. Le théâtre est le seul endroit où il existe encore une réelle parole forte qui interroge le monde et qui brasse », affirme Marc Gourdeau.

Selon monsieur Gourdeau, les grands films québécois récents qui ont été reconnus pour le contenu et la pertinence de ce qu’ils racontent sont adaptés de pièces de théâtre. On pense à Incendie ou Monsieur Lazhar notamment.

«Le théâtre se permet une liberté dans la recherche formelle et dans le propos et les thématiques abordées jusqu’à la provocation. Une grande performance d’un acteur au théâtre est beaucoup plus impressionnante qu’une grande performance au cinéma ou à la télévision», souligne le directeur de Premier Acte.

Marc Gourdeau a touché à 50 000 affaires avant de devenir le directeur général de Premier Acte. Il a étudié au Conservatoire d’art dramatique, mais il n’a pas terminé sa formation pour différentes raisons. Il a ensuite travaillé dans les domaines de la production, de la sonorisation, et comme régisseur de plateau et de scène. Puis il est retourné à l’école étudier en communication avant de travailler dans le domaine du développement pour différentes compagnies théâtrales. Et à un moment donné, il y a eu besoin de quelqu’un pour Premier Acte qui était géré bénévolement.Premier Acte est un diffuseur qui donne sa chance aux artistes de la relève. Une structure d’encadrement et financière a été e en place qui permet de présenter des spectacles sans grand risque financier, ce qui autorise un grand risque artistique.«Grâce à cette structure, on peut se permettre à Premier Acte d’aller dans toutes sortes de direction et d’arriver avec des propositions très novatrices et audacieuses, parce qu’il n’y a pas de pression marketing», explique Marc Gourdeau.Selon lui, il y a eu à Québec, un souci pour la relève dans les années 2000, le milieu et les bailleurs de fonds se sont rendu compte qu’ils étaient en train d’échapper une génération s’ils ne faisaient pas attention. Il y a des mesures qui ont été mises en place pour les aider. Malgré tout, dans le milieu artistique, c’est difficile de faire sa place, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.

L’évolution du milieu théâtral au fil des années

Aujourd’hui pour faire carrière, il vaut mieux être diplômé du Conservatoire ou de l’École nationale. Pour Marc Gourdeau, les formations sont rendues de haut niveau et même un acteur qui a beaucoup de talent, s’il n’est pas allé dans une école, cela va paraitre sur scène. Il faut bien comprendre que c’est un métier et que ça s’apprend.«Quand je suis entrée à l’école de théâtre, on était dans les premières années de la création collective et qui a influencé la manière dont le théâtre se fait maintenant. Il y a de grands bouleversements artistiques et les artistes ont commencé à dire des choses sur scène qu’on ne disait pas avant», relate-t-il.

«En ce moment, on est pas mal dans l’introspection. Il y a beaucoup de monologues. Mais ce qui a le plus changé au fil des années, c’est la qualité des spectacles et la pertinence. Et je vois un retour d’un théâtre plus ou moins politique et qui interpelle le social, l’humain et qui questionne le monde dans lequel on vit», ajoute-t-il.

Le quartier Montcalm

Marc Gourdeau a habité le quartier Montcalm pendant qu’il était au conservatoire. En travaillant dans le secteur, il aime aller chez Sillons, le cinéma Cartier, Frite alors et le Café Krieghoff qui est pour lui un véritable symbole.Et sa coiffeuse est aussi sur Cartier, chez Flash coiffure.«C’est un quartier très culturel avec trois théâtres à quelques coins de rue, plus le Grand théâtre et le Musée national des beaux du Québec. C’est un quartier agréable où travailler. Il y a l’embarras du choix pour aller diner et il y a beaucoup d’arbres», déclare monsieur Gourdeau qui a aussi vécu dans le quartier Saint-Sacrement avant d’acheter dans Limoilou.

Publicité

Soutenez votre média

hearts

Contribuez à notre développement à titre d'abonné.e et obtenez des privilèges.

hearts
Soutenir