Entrevue avec Agnès Zacharie

autobus_jauneMonmontcalm.com s’est entretenu avec l’auteure et comédienne, de la pièce Le Périple, Agnès Zacharie. Une rencontre touchante ou l’on sent qu’Antonios Youssef Zacharia est encore bien présent dans l’esprit de sa fille. Agnès Zacharie décrit ses souvenirs avec son père et quel genre de personne il était.Cela fait dix ans qu’Agnès Zacharie a créé le spectacle Le Périple. Elle connait la pièce par coeur, donné plus de 600 représentations au Québec, France, Suisse et Brésil et pourtant on ressent toujours une certaine fébrilité et émotion de sa part lorsqu’elle raconte l’histoire de son père.« C’est comme si ce spectacle avait été créé dans un deuil qui n’était pas compris et que je me forçais à raconter l’histoire et que je me sentais toujours très mal », confie l’auteure.Agnès Zacharie a de quoi être émotive. Son père a acheté l’autobus deux mois avant sa mort. La comédienne ne voulait pas que cet autobus ne serve à rien. Elle a donc décidé avec l’aide de sa famille de le transformer et de créer une pièce de théâtre. Et les marionnettes ont été habillées par sa mère qui s’est servie de la dernière chemise préférée d’Antonios pour créer le costume de sa marionnette.

« Une partie de l’histoire est vraie, comme les cheveux, arrêter de respirer pour avoir de l’argent de sa mère, les Cadillac, le tracteur, l’autobus, alors qu’une autre partie est plus imagée. Je me suis servie de la personnalité de mon père pour écrire le texte comme sa générosité et son côté spirituel », raconte la comédienne.

Laisser-aller pour être heureux

Agnès Zacharie garde un souvenir bienveillant de son père malgré ses excentricités et ses décisions pas toujours au bénéfice de sa famille.

« Je me rappelle qu’il réfléchissait beaucoup et qu’il avait beaucoup d’idées, mais qu’elles n’aboutissaient pas. D’autre fois il pouvait faire preuve d’une grande générosité envers une personne qu’il ne connaissait pas, sans penser aux conséquences », explique-t-elle.

Dans le film Le héros Zacharie qui sera présenté au Périscope le 21 septembre, on voit Antonios Youssef Zacharia parler de la vie et du sens qu’il faut lui donner et dire « il faut laisser aller pour être heureux ». Selon lui, sa vie n’a pas été flamboyante, mais l’important ce n’était pas lui, mais ses enfants et de demeurer utile et intègre et qu’après ça tu laisses aller parce que ça ne t’appartient et tu deviens heureux.L’autobus a donc revêtu une grande importance pour Agnès Zacharie qui a fait en sorte que l’esprit de son père l’accompagne toujours. L’autobus orignal est en France alors que deux autres, un au Québec et un autre au Brésil ont été aménagés pour la pièce.

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