Et la lumière fut!

Noemie_Maxime_photosensiblesCinq photographies de presse, primées pour le prix Pulitzer, sont au coeur de cette pièce de théâtre Photosensibles présentée par la jeune compagnie La Vierge Folle au théâtre Premier Acte jusqu’au 8 novembre.En fait, tout tourne autour de ces images comme étant l’axis mundi de la soirée. Les textes sont écrits sous forme d’histoires racontées par des comédiens sont en lien avec les images projetées. L’interprétation de ces photos tient surtout à ce que l’observateur ou le lecteur ressent en l’analysant, cela bien plus que ce à quoi pensait le photographe lors de la capture de l’image. La lumière dans l’image est d’une importance majeure, mais le cadrage et le contrôle de la profondeur de champ de la photo demeurent des techniques importantes qui permettent de rejeter ou inclure des éléments présents dans le produit photographique final, tout cela de manière à faire parler la photo dans le sens que l’on souhaite. Mais est-elle interprétée ainsi? Touche-t-elle tous les gens de la même manière? Comment les spectateurs interprèteront-ils ces images offertes comme un plat principal sur la table?Revenons, si vous le voulez, à la pièce de théâtre qui se passe dans la grande pénombre où la lumière est dirigée volontairement, habilement aussi, vers des éléments pour diriger notre pensée. Notons qu’il y a cinq auteurs différents qui, manifestement, ont assemblé le corpus du spectacle qui dure 1h45. Le défi majeur consistait, pour le metteur en scène Maxime Robin, à trouver un dénominateur commun à ces photos pour en faire un spectacle qui se tient dans la logique basée sur la lumière et l’interprétation du spectateur. Mission accomplie!Du côté technique tout roula parfaitement. Le jeu des acteurs était crédible, intéressant souvent comique pour le plaisir de tous. L’authenticité était au rendez-vous ainsi que la crédibilité des personnages variés. J’ai beaucoup apprécié le fait que des comédiens venaient se mêler à la foule pour créer une proximité fort appréciée. Un fait très intéressant, peut-être innovateur, le metteur en scène devenait un personnage hors spectacle qui apparaissait un peu partout dans la salle selon l’évolution de la pièce; souvent sa voix et ses explications étaient hors champ. En conclusion, j’ai beaucoup aimé la pièce, le temps passa rapidement (ce qui est bon signe pour l’intérêt porté).

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