La revue «Le Nigog», 1918, vers un renouveau artistique

tableau_paysage_europeenConçue pour circuler à travers tout le Québec, l’exposition Vers un renouveau artistique. La revue «Le Nigog», 1918, retrouve son lieu de création, le Musée national des beaux-arts du Québec, afin d’y être présentée jusqu’au 15 mars 2015.Ce moment phare de la vie intellectuelle québécoise, à travers l’impact d’un nouveau magazine créé et diffusé pendant l’année 1918, se devait d’être mis en lumière. Une trentaine d’oeuvres de la collection du Musée ont été regroupées, principalement des tableaux, mais également des photographies, des sculptures et des documents d’archives, afin d’illustrer un autre pas important vers la modernité au Québec.fondateurs_nigogFondée à Montréal par trois intellectuels francophones, Robert Larocque de Roquebrune, Léo-Pol Morin et Fernand Préfontaine, cette revue mensuelle paraîtra de janvier à décembre 1918. Une trentaine de collaborateurs, en français ou en anglais, l’actualité artistique du moment. Littérature, musique, architecture et arts visuels trouvent ainsi un espace de diffusion ouvert, consacré à la promotion de l’art et aux débats que suscitent les productions artistiques.Issus du monde universitaire, vivant dans le Quartier Latin à Montréal, les membres du Nigog comptaient notamment parmi leur rangs quelques auteurs affiliés à la «Tribu des Casoars», une société littéraire montréalaise. «Exotistes», «parisianistes», «mondains» sont les qualificatifs que leur réservent leurs détracteurs, qui leur reprochent leur dédain pour la culture traditionnelle québécoise et leur attitude mondaine, voir snob.NigogLe Nigog a été perçu par les historiographes comme une revue avant-gardiste, à l’origine de la modernité au Québec. Ce jugement doit être nuancé, puisque la réalité nous montre que ses partis pris esthétiques se situent plus souvent près du courant symboliste, qui s’était déjà exprimé vers la fin du 19e siècle en Europe. Son influence sera notamment remarquée dans l’orientation des acquisitions de la collection initiale du Musée de la province de Québec, aujourd’hui le Musée national des beaux-arts du Québec.

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