Le bédéiste Mikaël présente le deuxième tome de Promise

Le dessinateur Mikaël dédicace mercredi à 17h à la Librairie du quartier le deuxième tome de la trilogie, Promise, l’Homme-Souffrance, une bande dessinée publiée aux éditions Glenat. L’histoire a été écrite par le scénariste français Thierry Lamy. «Promise est un western fantastique où l’on retrouve l’univers de Stephen king. L’ambiance est lourde est glauque. Plusieurs thèmes sont abordés comme l’obscurantisme religieux.»PromiseL’histoire se déroule en Idaho en 1864, dans une petite bourgade, Promise qui est située aux pieds des rocheuses. Alors que la guerre de Sécession touche à sa fin, un pasteur itinérant va étendre son emprise sur cette petite ville. Pour ses habitants, qui se sentaient abandonnés de tout, du temps, des hommes et même de Dieu, cette présence est un réconfort. Mais un réconfort de courte durée. L’arrivée de ce prêcheur à la fois charismatique et inquiétant va perturber la vie de la petite communauté de Promise. Seule Rachel, une gamine de douze ans qui vient de perdre son père dans des circonstances mystérieuses, refusera de tomber sous l’emprise de ce faux prophète.Mikaël qui est originaire de la Bourgogne en France en est à sa 16e BD avec Promise. Il a publié sa première BD en 2001. Il a commencé en jeunesse avant d’explorer d’autres univers. Il a écrit aussi un scénario adulte pour une BD qui s’appelle Rapa-Nui. Pour Promise, il agit comme responsable de la mise en scène, de la mise en page et de l’ambiance graphique du livre.Mikaël dessine des BD depuis sa plus tendre enfance. Il aimait raconter des histoires à travers ses dessins et cette passion a perduré. Pour faire plaisir à ses parents, il a entrepris des études de kinésithérapeute, mais une fois diplômé, il a commencé à démarcher les éditeurs et ça lui a pris quatre ans avant de publier sa première BD. Peu à peu, il a lâché la kiné pour finalement se consacrer totalement au dessin en 2006.

«La BD me permet d’avoir une grande liberté de création. Comme dessinateur, je m’occupe de la mise en scène, des costumes, du casting, des décors et du jeu d’acteur. Il faut faire jouer les personnages pour que les émotions soient réelles.»

Mikael BD photo01Selon Mikael, en BD il n’est pas nécessaire d’être un virtuose du dessin, il faut surtout être capable de bien raconter l’histoire. Un très bon illustrateur ne sera pas forcement bon pour créer une BD s’il n’a pas le sens de la mise en scène.Après un petit séjour dans les Antilles françaises, Mikael a décidé de venir s’installer à Québec dans le quartier Montcalm avec sa conjointe et ses deux enfants, il y a six ans. Ce qu’ils aiment du quartier Montcalm, ce sont les grands arbres, les petits immeubles sur trois étages avec les escaliers et les plaines d’Abraham.

«Tout peut se faire à pied, c’est calme et central. Il y a une vie de quartier. Avec ma petite famille et des amis, on aime aller l’été au kiosque Edwin Bélanger pour pique-niquer et écouter des spectacles.»

Le café Krieghoff est son lieu de prédilection à chaque fois qu’il a des papiers importants à signer. À un touriste français pour qu’il vienne se balader dans le quartier Montcalm, il lui dirait d’aller bruncher à la Fabrique de Bugel et sur les plaines d’Abraham, parce que c’est un parc urbain qui est très agréable.Depuis son arrivée à Québec, il voulait organiser un lancement à la librairie du quartier. Alors que l’ancien propriétaire n’était pas du tout intéressé, la nouvelle équipe l’a accueilli à bras ouverts pour qu’il vienne présenter et dédicacer Promise.

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