140 ans de la YWCA : Près de 1 M$ de la Ville de Québec pour 60 unités de logement

140_ans_ywcaLa conseillère municipale Chantal Gilbert, responsable du développement social, a annoncé jeudi soir lors du 5 à 7 à l’occasion des 140 ans de la YWCA Québec l’octroi par le Ville de Québec de près de 1 M$ pour la rénovation de l’hébergement à la YWCA. 60 unités seront disponibles après les travaux, soit neuf de plus qu’actuellement.La subvention de la Ville de Québec vient compléter le programme d’accès logis dont les fonds gérés par Québec viennent du provincial et du fédéral pour un total de 6,4 M$ qui permettre à la YWCA d’avoir un lieu d’hébergement rénové.« C’est une étape importante, on attendant cette nouvelle avec impatience », a déclaré la directrice de la YWCA, Katia de Pokomandy-Morin.« La YWCA est un organisme extraordinaire et bien ancré à Québec et j’ai appris que la YWCA avait été les premiers à accueillir les immigrants et comme responsable des communautés culturelles, c’est quelque chose d’important pour moi », a souligné Chantal Gilbert qui a annoncé en primeur la bonne nouvelle à Monmontcalm.com.La YWCA refuse chaque année environ 450 femmes par manque de place. La nouvelle somme s’ajoute au 6 millions que la Ville a annoncé dans le PTI pour la construction de la nouvelle piscine de la YWCA.

140 ans à aider les femmes de toutes origines

Des femmes de toutes les origines et de toutes les conditions fréquentent la YWCA, on peut aussi bien y rencontrer des femmes en grande difficulté que des femmes d’affaires qui gagnent 500 000 $ par année.Ann Martell qui a fait partie du conseil d’administration interprète la mission de la YWCA de la manière suivante : « Chaque femme qui entre à la YWCA en sort grandi. »La YWCA Québec a été à l’origine de nombreuses innovations au cours de ses 140 ans d’existence. L’organisme a créé entre autres la première popote roulante dans les années 60, le premier bureau d’aide pour les voyageurs, les premiers cours prénataux et d’aquaforme et la naissance de la nage synchronisée dans la région en 1923.Jojo Carrier et Linda Bédard se souviennent de leurs entrainements en nage synchronisée à la YWCA et les succès que l’aide de la YWCA leur a permis d’obtenir. Jojo Carrier qui a pratiqué la nage synchronisée pendant 10 ans, a été championne canadienne à six reprises dont cinq fois chez les seniors, elle a aussi été double médaillée aux Jeux pan-américains de 1971 de même qu’aux Championnats du monde aquatique en 1973 avec sa partenaire Madeleine Ramsay.« La YWCA c’était notre maison, Suzanne Héon était notre mentore comme entraineuse, mais aussi comme femme. Grâce à la YWCA on a pu s’entrainer et voyager pour les compétitions à des frais minimes et connaitre une belle carrière », a affirmé Jojo Carrier qui fait partie du comité de financement de la YWCA.Ça n’a pas toujours été facile pour la YWCA, l’organisme a rencontré de nombreuses embûches, mais les femmes qui étaient à la tête n’ont jamais baissé les bras. Dans les années 1990, la YWCA a traversé de grosses difficultés financières. Le défi a été de créer de nouvelles sources de revenus alors que l’organisme était dépourvu de toute stabilité.« On a fait des soupers spaguetti à 5 $ l’assiette pour essayer d’avoir des fonds, aujourd’hui on fait deux évènements dans l’année à 200 $ le billet », a raconté Ann Martell qui est impliquée dans la YWCA depuis 22 ans.Selon le conseiller municipal de Saint-Sacrement, Yvon Bussières, si la YWCA n’existait pas, il faudrait la créer : « La YWCA a permis à de nombreuses femmes de s’émanciper sur le plan social, sportif et communautaire et je souhaite longue vie à la Y des femmes. »La YWCA espère débuter les travaux en 2016 une fois que les montants auront été tous confirmés.Pour contribuer à la campagne de financement : Cliquer sur Rebâtir l’espoirÀ lire aussi : 140 ans de la YWCA : Travailler pour et avec les femmes : « Y goûter c’est l’adopter »