À la rencontre des gens du quartier Montcalm (6)

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Vous l’avez certainement déjà croisée, appareil photo à la main, dans les rues de Montcalm. Lise Breton, retraitée, est une passionnée de photographie et de culture. Elle sait capter la lumière, les couleurs et la beauté de la Ville à chaque promenade, et elle prend le temps de nous parler de son quartier, dans lequel elle vit depuis 15 ans maintenant avec son mari, André, également photographe. Elle nous offre une vision colorée de Montcalm. Vous pouvez d’ailleurs suivre ses reportages photo sur sa page Facebook, ou son compte Instagram.

Q : Habitez-vous dans Montcalm par choix ou par obligation ?

R : André a grandi sur Bourlamaque, a fait sa scolarité dans les écoles du quartier, alors après 25 années passées en Beauce pour le travail, on s’est dit qu’il était temps de retrouver ce quartier que l’on aimait tant. On ne se voyait pas ailleurs dans Québec que là ; c’est à proximité de tout ! Ma fille aussi a fréquenté l’école primaire Anne-Hébert, elle ne changerait de coin pour rien au monde.

Q : Quelle est la meilleure saison pour profiter de Montcalm ?

R : Toutes les saisons, j’adore marcher dans le quartier, je sors tous les jours. D’où je vis [au 13e étage], on peut voir les arbres dans le quartier, l’automne c’est la flamboyance des couleurs, tandis qu’en hiver, ils deviennent des sculptures de neige, qui montent vers le ciel, le blanc contraste. L’été apporte l’équilibre des couleurs, le mariage parfait du vert et du bleu. Et finalement, le printemps, c’est le renouveau : Montcalm, c’est magnifique tout au long de l’année, non ?

Q : Que vous inspire la signature de Montcalm, quartier des arts ?

R  : Le fait d’être en pleine nature, les rues garnies d’arbres colorés, l’architecture du quartier, c’est très inspirant. Alors oui, tout ça contribue à faire de Montcalm le quartier des arts. Moi-même, je suis une artiste : la photographie, c’est un art ! J’ai aussi pratiqué le chant et le théâtre. Maintenant j’assiste beaucoup à des vernissages, que ce soit au MNBAQ ou dans les galeries, comme celle de Linda Verge sur la rue des Érables. La peinture rejoint beaucoup la photographie, évidemment : les couleurs, la composition de l’image, les lignes, etc.

Q : Est-ce qu’il y a des choses que vous changeriez dans le quartier ?

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R : La placette Cartier, c’est exactement ce qu’il manquait, j’en suis très contente. Maintenant, après les réaménagements, c’est le temps de véhiculer le concept de quartier des arts à l’extérieur. Il faut que les habitants sentent cette appartenance au quartier. Il s’agit donc de combiner la vie de quartier avec l’attrait touristique, un savant équilibre de public et d’intime.

Q : Si le quartier devenait indépendant, quelle serait sa devise ?

R : « Je vis, j’admire et je progresse. »On doit toujours laisser place à l’amélioration. Je suis très contemplative dans la vie, le quartier se prête bien à ça aussi. Je crois que dans la vie il faut vivre au jour le jour, mais aussi aller de l’avant. Dans ce qu’on est et ce qu’on fait. Ça s’applique au quartier aussi !

Q : Si vous deviez écrire un roman qui se passe dans Montcalm ?

R : Ça se passerait à l’époque actuelle, un peu comme du Marie Laberge, en plus contemporain, avec une intrigue policière pour mettre du piquant et du suspense. Ce serait évidemment un roman avec beaucoup de descriptions des lieux, pour faire naître des images dans la tête du lecteur.

Q : Quelle est votre implication dans votre communauté ?

R : Je m’implique surtout en publicisant le quartier et la ville sur les réseaux sociaux par le biais de mes reportages photo !

Q : Pour finir, connaissez-vous un endroit secret dans le quartier ?

R : Si c’est secret, je ne le dirais pas ! (Rires). Je pars souvent explorer les ruelles, en changeant de trajet presque tous les jours. Je découvre souvent de belles toitures et fenêtres, des frises en haut des maisons. Sinon, en parlant de découverte, je suggère à tout le monde d’essayer les tables d’hôtes des divers restaurants du quartier, le midi c’est moins cher, et ça permet de s’ouvrir à différentes cultures, différents mets. C’est comme ça qu’on découvre des endroits secrets !

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