Mobilité durable et sécurité routière, des priorités pour le conseil de quartier de Saint-Sacrement

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L’augmentation de la circulation automobile dans le quartier Saint-Sacrement et le sentiment d’insécurité routière qui en résulte pour les résidents du quartier ont poussé le conseil de quartier de Saint-Sacrement à créer un projet de plan local de mobilité durable afin d’inciter la population à utiliser un mode de transport alternatif.

Le quartier Saint-Sacrement a vu sa densification augmenter ses dernières années avec la réalisation de plusieurs projets immobiliers. Sa situation géographique particulière entre deux grandes artères de la ville et l’emplacement de plusieurs institutions comme le Cégep Garneau, le Collège Stanislas, la YWCA et l’hôpital Saint-Sacrement, fréquentées par des non-résidents du quartier font en sorte que la circulation de transit en provenance entre autres de Sainte-Foy et des quartiers nord de la ville est très importante.

Pour atteindre les objectifs de son plan de mobilité durable, le conseil de quartier de Saint-Sacrement avec l’aide d’Accès Transports Viables, Mobili-T, le Cégep Garneau et la participation citoyenne souhaite dresser un portrait de l’offre en transport, des habitudes et besoins de déplacement des résidents et des travailleurs du quartier.

En 2011, la Ville de Québec s’est dotée d’un plan de mobilité durable qui prévoit une participation active des citoyens aux processus qui mènent aux décisions qui les touchent de près et invite les citoyens à collaborer à la réalisation de projets collectifs, en matière d’aménagement et de mobilité. On retrouve aussi dans le plan d’affaire de l’arrondissement de la Cité-Limoilou, les orientations suivantes : « S’assurer que la densification se fasse dans le respect des milieux de vie (circulation, stationnement, logement) »,  « Améliorer la qualité des milieux et de l’environnement. »

Des parents se mobilisent

Selon le conseil de quartier de Saint-Sacrement, la Ville de Québec doit faire plus pour améliorer et inciter une mobilité pratique, peu polluante et respectueuse de l’environnement et du cadre de vie des citoyens à la place de la voiture.

La forte densité routière a pour conséquence plusieurs accidents et la peur d’utiliser un mode de transport actif comme la marche et le vélo. Mercredi soir, l’Organisme de participation des parents de l’École Internationale de Saint-Sacrement a présenté à l’assemblée générale annuelle du conseil de quartier de Saint-Sacrement un plan de déplacement de l’École internationale de Saint-Sacrement : « améliorons la sécurité sur le chemin de l’école afin de favoriser les déplacements actifs » en lien avec le plan de déplacement préparé par Accès Transports Viables et Vivre en ville pour le secteur de la Cité.

Selon un sondage du comité de l’école, 34% des parents interrogés trouvent la circulation trop élevée et 25 % trouvent le secteur peu propice à la marche et au vélo. Si le secteur était mieux aménagé, 63 % seraient favorables à un transport actif et 53 % sont intéressés à la mise en place d’un Trottibus.

Dans son plan de déplacement, le comité des parents souhaite que la Ville installe des panneaux de limitation de vitesse à 30 km / h, améliore l’accessibilité en vélo, ajoute ou élargisse les trottoirs, crée des zones tampons et implante des passages piétons et des balises.

Les enfants de l’École Internationale de Saint-Sacrement ne sont pas les seuls à rencontrer des difficultés à cause de la circulation automobile. L’Institut Saint-Joseph, avenue Joffre, et le Collège Stanislas, avenue de Vimy, ont dû entreprendre plusieurs démarches pour obtenir une amélioration de la sécurité routière.

Malgré tout, le chemin reste encore long pour que les gens aient le sentiment qu’ils peuvent utiliser un mode de transport actif en toute sécurité. Dans le quartier Montcalm, l’école Anne-Hébert est loin d’être sécuritaire, malgré deux brigadiers scolaires et des panneaux lumineux qui limitent la vitesse à 30 km/h sur le chemin Sainte-Foy. Chaque jour, des automobilistes roulent à vive allure sans tenir compte de la limitation de vitesse et ne respectent pas l’arrêt obligatoire lorsque la lumière est rouge.

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