Des commerçants pris à la gorge par les taxes et les loyers

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Un sondage de la Société de développement commercial de Montcalm (SDC) mené auprès de ses 200 membres en février révèle les difficultés économiques vécues par les commerçants de l’artère commercial du quartier Montcalm.

Parmi les 40 commerçants qui ont répondu au sondage, 30 % avouent que leur chiffre d’affaires est inférieur au montant des taxes et du loyer. Conséquence, ils envisagent à court terme de déménager ou même de fermer boutique. Selon le sondage, seulement 14 % des répondants estiment que la taxe commerciale n’a aucune incidence sur leur chiffre d’affaires.

« C’est problématique », affirme le directeur de la SDC, Jean-Pierre Bédard. « L’indexation de 1,9 % sur leur compte de taxes a des conséquences directes sur leur chiffre d’affaires ».

D’après le sondage, 80 % des répondants jugent que l’évolution de leur entreprise est inadéquate avec le taux d’imposition et le loyer. De plus, 44 % d’entre eux estiment que la croissance de leur entreprise se situe entre 0 % et 5 % et 20 % déclarent avoir un chiffre d’affaires en baisse constante.Lors d’un point de presse, mercredi après-midi, la conseillère municipale du quartier Montcalm, Anne Guérette, n’était pas surprise des résultats du sondage mené par la SDC. La chef de l’opposition cite en exemple les Halles Cartier qui « depuis le dernier rôle [d’évaluation foncière] ont eu une augmentation de 40 % de la valeur de son compte de taxes ».

Des solutions pour aider les petits commerçants

Pour Anne Guérette, « c’est au tour des commerçant à avoir un peu d’oxygène ». La chambre de commerce de Québec s’est d’ailleurs penchée sur l’effet des taxes sur le secteur commercial à Québec et un comité de travail a été créé afin de recommander des pistes de solutions à la Ville de Québec.Parmi les solutions, Jean-Pierre Bédard évoque la taxation des stationnements à ciel ouvert comme celui situé sur Saint-Vallier dont Kevlar est propriétaire.« Kevlar tarde à mettre un projet immobilier en place et en attendant cela encourage des îlots de chaleur et ça ne rapporte pas d’argent à la Ville », souligne le DG de la SDC Montcalm.Dans Montcalm, les travaux du projet immobilier du IGA sur le chemin Sainte-Foy n’ont toujours pas démarré et le propriétaire du terrain de l’ancien garage Bérubé, n’a pas l’air pressé non plus de construire.Jean-Pierre Bédard est conscient que la Ville ne doit pas perdre d’argent en diminuant le taux d’imposition des commerçants. Il espère que la Loi 109 qui donne plus de pouvoirs de taxation aux Villes permettra aux petits commerçants de reprendre leur souffle.Comme le directeur de la SDC Montcalm, Anne Guérette pense que la Loi 109 permet à la Ville maintenant de raffiner le rôle d’évaluation : « On peut se donner maintenant des catégories commerciales, par exemple les commerces de proximité, par rapport aux Galeries de la Capitale ». La chef de Démocratie Québec juge également insuffisants les versements reçus par les SDC sur les parcomètres alors que la Ville « fait des millions » avec.