Guy Boivin : « Être la goutte qui va faire déborder le vase » | 18 octobre 2017 | Article par Marine Lobrieau

Crédit photo: Marine Lobrieau

Guy Boivin : « Être la goutte qui va faire déborder le vase »

Monmontcalm vous présente les candidats dans le district de Montcalm-Saint-Sacrement aux élections municipales du 5 novembre. Aujourd’hui, Guy Boivin, candidat affilié au parti d’Alliance Citoyenne de Québec, convoite son premier mandat. Il souhaite instaurer plus de consultations auprès des résidents du quartier, dynamiser l’artère de quartier Saint-Sacrement par une thématique signature et refonder le procédé des appels d’offres.

Q : Pourriez-vous résumer votre parcours ?

R : Je suis technicien en droit, j’ai travaillé au gouvernement durant quarante-deux ans. Le 24 octobre prochain, je prends ma retraite. J’ai un diplôme universitaire en gestion de bureau. En 1992, j’ai été muté à Québec et j’ai acquis une maison sur la rue de Bougainville.

Q : Pourquoi solliciter un mandat ?

R : C’est le hasard qui m’a mené à la politique, je me suis toujours intéressé aux choses publiques, j’ai été durant deux ans au conseil de quartier de Montcalm. Je me suis impliqué et je travaille régulièrement pour des sous-comités. J’aimerais être la goutte qui va faire déborder le vase. Je suis peut-être une goutte parmi les trois mille, mais j’aurai collaboré à ce que ça change. C’est pour cette raison que je suis porté à me présenter.

Q : Pourquoi le choix d’Alliance Citoyenne de Québec ?

R : Ce qui m’a plu dans ce parti, c’est qu’il correspondait avec ce que j’espérais, il y a le côté citoyen. J’ai un côté social fort. J’ai l’impression, sans vouloir être vindicatif qu’il y a cette tendance à faire de gros projets et à subir l’endettement. Je sais que nous sommes capables de nous payer du luxe et du bonheur, mais de là à nous ruiner c’est une autre histoire. Je suis inquiet à ce niveau.

Q : Quels sont les enjeux du district pour lesquels vous vous impliquez ?

Ma priorité c’est la qualité de vie, si l’on n’a plus cela, les gens fuient, je crains cela si l’on densifie d’une façon sauvage, il faut le faire en douceur.

Réformer les appels d’offres. C’est anormal qu’un professionnel qui ne soit pas connecté avec la Ville ne puisse jamais avoir de contrat. Si l’on crée des systèmes informatiques qui font en sorte que l’on puisse s’inscrire sur des listes, un jour vous pouvez avoir votre chance comme tout le monde, en étant prévenu que si le contrat n’est pas respecté, le professionnel tombe dans une liste noire, une liste de pénitence pour une durée de cinq ans.

Nous voulons donner beaucoup plus de pouvoir aux conseils de quartier, qu’ils ne soient plus juste consultatifs, qu’ils aient plus de pouvoir décisionnel. En étant proche des gens, les décisions vont plaire et elles seront mieux adaptées. Ce sont les résidents qui sont les plus proches des problèmes.

Réduire les taxes pour les commerçants. C’est beau d’amasser de l’argent pour la ville, mais si vous faites mourir les commerces ça n’a pas de sens. Il faut faire en sorte que la charge soit moins élevée.

Enfin, dynamiser les artères, l’avenue Cartier attire les touristes et l’idée a été bonne de dire que cette rue est la rue des arts. Est-ce que l’on ne pourrait pas penser la même chose pour le secteur Belvédère qui va être développé et dans Saint-Sacrement ? Trouver une dynamique, une thématique qui pourrait aider la vie commerciale.

Q : Concernant le transport en commun et la mobilité durable ?

R : Nous avons un dilemme pour le district, la tension est différente pour Montcalm et Saint-Sacrement. Nous ne voulons pas devenir des lieux de transition. Il y a trois autoroutes, le monde passe et on ne se préoccupe pas de la vie dans le quartier. Nous voulons ralentir la circulation avec des dos d’âne et une limite de 30km/h. On veut un quartier plaisant à vivre.

Ce que je reproche, c’est de ne pas avoir de vision originale, c’est très conservateur. On est capable de trouver des idées originales qui vont faire en sorte que nous aurons un bon transport en commun, qui va dégager les rues et permettre d’avoir des quartiers plaisants à vivre. Nous sommes sur une période charnière. Est-ce qu’on veut devenir une grande ville ou rester une ville de province ?