Quel avenir pour l’église du Très-Saint-Sacrement ? | 22 février 2018 | Article par Céline Fabriès

Crédit photo: Marine Lobrieau

Quel avenir pour l’église du Très-Saint-Sacrement ?

Le 1er janvier 2019, les paroisses du Très-Saint-Sacrement, Saint-Charles Garnier et Saint-Michel de Sillery n’existeront plus. Elles fusionneront pour devenir une seule paroisse. Alors que le nombre de pratiquants et de prêtres ne cesse de diminuer et que des travaux doivent être réalisés, la future paroisse unifiée devra juger de la pertinence de garder les trois églises ouvertes. Et sur les trois églises, celle dont les travaux majeurs coûteront le plus cher est l’église du Très-Saint-Sacremement.

Le comité du plan directeur des immobilisations nommé par le conseil de fabrique de Saint-Sacrement n’a pas encore livré son rapport sur l’étude de l’état des immeubles, mais la réunion tenue vendredi par le comité laisse présager des jours difficiles pour l’église du Très-Saint-Sacrement.

En effet, les effondrements en mai et en juillet d’une partie du mur de l’église ont vidé les coffres du conseil de fabrique. Les travaux ont coûté plus de 775 000$. La fabrique possédait une réserve de 400 000 $ et le Diocèse a accordé un prêt de 300 000$ afin de payer les factures. De plus, les effondrements ont révélé la nécessité de réaliser des travaux dont le coût se monte à 3 millions $. Le terrain de l’église est évalué à 5 millions $ par la Ville de Québec.

Le conseiller municipal de Saint-Sacrement et membre de conseil de fabrique Yvon Bussières n’est pas prêt à jeter l’éponge. « La paroisse n’a jamais eu de problème financier, c’est vrai que là les coffres sont vides, mais les paroissiens sont généreux et si chacun contribue, on va avoir l’argent », pense Yvon Bussières. « La décision dépendra de plusieurs facteurs. Chaque église a sa vocation, Saint-Sacrement possède une communauté vivante et mobilisée, des résidents et des non-résidents du quartier. L’église de Saint-Michel de Sillery est très convoitée l’été pour des mariages », poursuit-il.

Selon le marguillier, avant de faire des choix, la nouvelle paroisse devra évaluer « les besoins et voir si elle a les moyens de répondre à ces besoins ».

L’église du Très-Saint-Sacremement a rouvert en novembre après plusieurs mois de fermeture pour les travaux. Le nom de la future paroisse fusionnée n’est pas encore connu, mais deux noms ressortent d’un sondage, Bienheureuse Dina Bélanger, dont le tombeau est situé dans Sillery et Saint Pierre-Julien Eymard, fondateur de la congrégation des religieux du Très-Saint-Sacrement à Paris, en 1856.