Avenue Cartier : d’une terre agricole à une artère commerciale | 10 janvier 2018 | Article par Marine Lobrieau

Crédit photo: Marine Lobrieau

Avenue Cartier : d’une terre agricole à une artère commerciale

L’avenue Cartier a subi de nombreuses modifications pour se développer et devenir la rue branchée et populaire que l’on connaît aujourd’hui. Au départ, terre agricole remplie d’histoire, le quartier a connu une urbanisation fulgurante jusqu’à devenir l’un des lieux les plus réputés de Québec.

Au commencement, le quartier Montcalm était un terroir agricole qui appartenait aux premiers colons de la Nouvelle-France. C’était une campagne avec de nombreuses villas anglaises. Puis au cours du XXe siècle, le quartier s’est urbanisé. Le quartier Montcalm connaît une croissance importante de son développement immobilier et atteint son apogée à la fin des années 1920 entraînant la disparition progressive des activités agricoles.

Avant de devenir l’artère commerciale d’aujourd’hui, l’avenue Cartier était essentiellement un quartier résidentiel. Le premier commerce à ouvrir est la tabagie Tremblay en 1914. Il demeure le plus ancien établissement présent sur l’avenue puisque la tabagie est encore ouverte aujourd’hui. L’artère commerciale est née. L’urbanisation va se développer très rapidement par la suite.

Au coin de l’avenue Cartier et du boulevard René Lévesque (anciennement Saint-Cyrille) s’installe en 1923, un petit centre commercial avec cinq boutiques. En 1927, le cinéma Cartier sera construit par l’entrepreneur Chrysanthe Jobin.

Aujourd’hui, environ 200 commerces composés entre autres de restaurants (Piazzetta), épiceries (Métro), magasins de vêtement (Nanas Chic) et traiteurs (Buffet Maison) animent l’artère commerciale. Par ailleurs, plusieurs commerces ont fêté des anniversaires importants en 2017, le Café Krieghoff, 40 ans, Bügel, la Fabrique de bagels, 30 ans et Urbain Cartier, 20 ans.

Une artère commerciale devenue un pôle touristique et culturel

En 2013, est lancée l’idée de donner une signature propre au quartier, le Quartier des arts. En effet, le quartier Montcalm est devenu au fil des années un pôle culturel avec le Musée national des beaux-arts, le Périscope, Premier Acte et le Grand Théâtre.

En 2015, la SDC Montcalm et le Musée national des beaux-arts du Québec créent le parcours lumières sur l’art. 34 luminaires géants sont installés sur l’avenue Cartier. Ces abat-jour illustrent les oeuvres de différents artistes sur un mobilier urbain géant. Les deux premières éditions étaient tournées vers la figuration de peintres du courant abstrait avec en 2015, Alfred Pellan et Fernand Leduc, en 2016 Rita Letendre et Jacques Hurtubise.

L’édition de 2017 met à l’honneur les oeuvres de Pierre Ayot, artiste pop-art montréalais. Une spécificité cette année, cinq des trente-quatre  structures sont dotées de haut-parleurs qui, en se déclenchant, entonnent un air symphonique. Une association inédite entre l’art et la musique.