Poisson d’or dans les filets de l’avenue Cartier | 8 février 2018 | Article par Céline Fabriès

Poisson d’or dans les filets de l’avenue Cartier

Après quatre ans sur la rue Saint-Jean, la poissonnerie Poisson d’Or déménage sur l’avenue Cartier dans un local plus grand et mieux adapté à ce type de commerce.

Les propriétaires, Cyrice Vigneau et Josée Raymond, ne pensaient pas connaître autant de succès avec leur petit commerce quand ils ont ouvert, il y a quatre ans, dans Saint-Jean-Baptiste. Mais la qualité et la fraîcheur des produits ont propulsé la poissonnerie vers une demande de plus de plus importante, à une époque où les gens recherchent des produits sains pour la santé.

« La provenance, comment c’est pêché, cultivé, c’est très important pour nous. Il n’y a aucun agent de conservation, d’antibiotique », affirme Josée Raymond. « On privilégie les choses qui viennent du Québec, des Maritimes, du Maine. On a aussi quelques produits d’Europe », poursuit-elle.

Et même si le quartier Montcalm n’est pas dépourvu en poisson avec Unimer aux Halles Cartier, Métro et Iga, Cyrice Vigneau et Josée Raymond ne craignent pas la concurrence. Leurs clients viennent des quartiers centraux, de Québec, mais aussi de l’île d’Orléans, de Stoneham, de Sainte-Brigitte-de-Laval, et même de Montréal.

« On n’est pas sur le même créneau. On a des poissons que vous ne trouvez pas ou rarement dans les autres commerces, comme de la lotte, du tazard, du rouget », mentionne Cyrice Vigneau dont le commerce offre environ 80-90 sortes de poissons et fruits de mer.

Le poissonnier cible aussi ses fournisseurs, il n’y a aucun compromis sur la qualité. Les pétoncles et le homard viennent en priorités des Îles de la Madeleine, c’est le « premier choix », sinon de la Gaspésie. Les moules, en priorité de Terre-Neuve. De plus, les filets de saumon ne sont pas préparés en usine, mais sur place. Et il provient du Nouveau-Brunswick, le saumon de Norvège ou du Chili, pas question pour le poissonnier.

« Quand vous goûtez à nos saumons, vous ne pouvez plus en manger ailleurs. Quand il arrive en filet de l’usine, il est déjà oxydé », martèle Josée Raymond, qui cuisine aussi des petits plats maison avec des produits haut de gamme et frais. « Je cuisine comme si c’était pour moi. »

Poissonnier, un vrai métier

Fils de pêcheur, Cyrice Vigneau connaît le poisson sur le bout des doigts. Lui-même pêcheur avant de devenir poissonnier, il prône une pêche équitable et des produits irréprochables.

En s’agrandissant, les propriétaires espèrent aussi inciter les gens à manger plus de poisson et à en découvrir des nouveaux. « On aimerait ça offrir plus de poissons qui sont moins courants, mais c’est pas assez populaire », confie Josée Raymond. Toutefois, les mentalités commencent à changer. « On fait des propositions aux clients en discutant avec eux et on commande juste quelques poissons pour qu’ils goûtent et après ils en redemandent », poursuit madame Raymond.

« On connaît le goût du poisson, les bienfaits et on leur donne des conseils pour la cuisson, et ça, les clients l’apprécient », ajoute Cyrice Vigneau.

Les deux propriétaires aimeraient également trouver des employés à qui ils confieraient les clés à un moment donné pour se reposer, un poissonnier et une aide en cuisine. « Et ce n’est pas évident », lance Josée Raymond. Le plein emploi constitue un problème pour trouver de la main-d’oeuvre, mais en plus, les jeunes ne sont pas intéressés à devenir poissonnier.

« Pourtant, c’est un beau métier et Cyrice [Vigneau] est prêt à donner une formation de A à Z », déplore Josée Raymond.

La poissonnerie ouvrira courant février du mercredi au dimanche. Pour envoyer votre CV : Cliquez ici

Poisson d’or
960 avenue Cartier