La Cité Verte : coup d’œil sur l’évolution de l’écoquartier | 27 novembre 2019 | Article par Jean Cazes

Vue sur l’entrée des blocs O, P et Q et sur La Klé, phases 1 et 2. 4 novembre 2019.

Crédit photo: Jean Cazes

La Cité Verte : coup d’œil sur l’évolution de l’écoquartier

La Cité Verte prend forme depuis 2009 à l’est de l’hôpital Jeffery Hale. Voici un retour sur la visite des lieux qui inclut un résumé de la genèse et de l’évolution de cet ambitieux projet d’urbanisme dans Saint-Sacrement.

Perspectives sud et nord de la propriété avant la construction des premiers immeubles, en août 2009.
Crédit photo: Jean Cazes

Construire le premier écoquartier de Québec : telle était l’intention de SSQ Groupe financier lorsqu’il a acquis, en 2005, les immeubles et la propriété champêtre des Sœurs du Bon-Pasteur qui s’étire du chemin Sainte-Foy jusqu’à la limite de la falaise.

Trois ans plus tard, le conseil d’arrondissement de La Cité-Limoilou donnera le feu vert au projet immobilier dans lequel est aussi engagé le Mouvement Desjardins, sur ce vaste terrain de 93 000 m2. Une consultation publique a permis de bonifier ce développement urbain évalué à 350 M$ dont la livraison était prévue 2016.

Progression des travaux

La Cite Verte : rendu dévoilé en 2008.
Crédit photo: Ville de Québec

À l’origine, les promoteurs de la Cité Verte anticipaient une construction de 783 unités de copropriétés et de logements locatifs dans les immeubles existants, des maisons de ville et des tours atteignant 12 étages. Ils soutenaient alors que leur projet allait plaire « à une clientèle assez variée : des familles, des baby-boomers, des acheteurs de deuxième maison ». La Cité Verte comprendra, entre autres caractéristiques, des espaces commerciaux et de bureaux, en plus d’intégrer plusieurs technologies vertes, un parc et une piste cyclable.

L’hiver 2009 marquera le début de l’ambitieux chantier avec la restauration des trois bâtiments existants, dont l’externat qui allait loger 68 unités de logements et des commerces de proximité au rez-de-chaussée. Mis en vente au début de 2011, ces condos trouvent preneurs en quelques mois. De nouvelles rues sont aménagées, bordées de lampadaires à consommation d’énergie limitée, des installations qui seront cédées à la Ville. À la fin de cette même année, sera lancée l’installation de la chaufferie urbaine de la Cité Verte : une centrale thermique utilisant la biomasse. Réalisée au coût de 7,5 M$ avec l’appui financier d’Hydro-Québec et du Fonds de l’énergie propre de Ressources naturelles Canada, cette chaufferie est une première dans le secteur résidentiel en Amérique du Nord.

En 2013, les premières des 24 maisons de ville, voient l’arrivée de leurs premiers propriétaires situés en bas du nouveau terminal de collecte des matières résiduelles.

À l’automne 2015, face à ce terminal, le bâtiment K sera terminé : il s’agit d’un immeuble de 20 logements à prix modique répartis sur quatre étages. En plus d’offrir des unités à faible coût, la construction de ce bâtiment visait à comparer les coûts réels d’une construction en bois lamellé-croisé comparativement à une ossature en bois traditionnelle pour un édifice de ce gabarit. Cette même année la construction de l’immeuble récréatif avec sa piscine intérieure s’amorcera de même que la première tour La Klé, au nord de la nouvelle rue Louis-Adolphe-Robitaille.

Trois cent soixante-trois unités à ce jour

Plan d’ensemble en 2019.
Crédit photo: SSQ

La Cité Verte « figure parmi les 50 projets qui ont marqué l’urbanisme au cours des 50 dernières années, selon l’Ordre des urbanistes du Québec », peut-on lire en préambule du site internet de l’écoquartier. Ce projet est toujours en développement.

En incluant les 251 logements locatifs de La Klé dont s’achève la phase 2 et ceux à prix modique du bâtiment K, ce sont au total 363 unités que la Cité Verte complétera en juillet 2020. D’ici là, les phases futures phases sur les îlots sont illustrées sur le plan ci-contre.

Enfin, 17 entreprises et commerces oeuvrant principalement dans le domaine de la santé opèrent dans les immeubles des Sœurs du Bon-Pasteur. Trois espaces à bureaux et un espace commercial sont toujours vacants.

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