Montcalm dans les années 1970 : la Villa Mountaine-Kirouac | 1 septembre 2019 | Article par Jean Cazes

Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Montcalm dans les années 1970 : la Villa Mountaine-Kirouac

La série « Montcalm dans les années 1970 » explore le passé du quartier à travers des images d’archives.

Tirée des Archives de la Ville de Québec, la photo d’époque à la une date de 1977. Elle représente une vue du chemin Sainte-Foy. On y voit l’édifice le Deux Cent ainsi que le funérarium Lépine à l’angle de l’avenue de l’Alverne.

La photo comparative dans la galerie ci-bas a été prise en direction nord le 25 août 2019, à partir de l’intersection de l’avenue des Érables.

Des glissières de béton Jersey ceinturent depuis un certain temps l’ancienne villa Mountaine-Kirouac – siège à l’époque du funérarium –, dans l’attente d’un important projet immobilier. À droite, Le 200, édifice à bureaux de style brutaliste inauguré en 1970, affiche une nouvelle façade vitrée sur ses 12 étages.

D’inspiration néoclassique comme sa voisine

L’historique et l’architecture de la villa Mountaine-Kirouac sont évoqués dans la section Patrimoine urbain du site de la Ville de Québec. Construite en 1866, elle doit son nom au marchand-épicier Matthew George Mountain, qui l’a fait construire selon les plans de Joseph-Ferdinand Peachy, « celui-là même qui a conçu la maison Petry-Amyot, sa voisine ».

En 1929, la villa d’inspiration néoclassique était la propriété de l’homme d’affaires Napoléon-Georges Kirouac quand l’association des Chevaliers de Colomb s’en est portée acquéreur :

« L’annexe de 1945 de style Art déco, comportant des allées de quilles au sous-sol et une salle communautaire à l’étage, a été érigée par cette association qui a aussi porté le nom de Centre éducation aide. Après avoir appartenu à divers propriétaires sur de courtes périodes, la maison est acquise en 1984 par l’entrepreneur J.-E. Verreault & Fils qui y aménage ses bureaux. »

La villa Mountaine-Kirouac d’origine présente, entre autres caractéristiques architecturales, un toit à quatre versants à terrasse faîtière et un revêtement de brique d’Écosse :

« À l’intérieur, l’ancienne villa contient encore à ce jour plusieurs éléments d’ornementation (moulures, encadrements, arches, escaliers tournants) et quatre magnifiques manteaux de cheminée en marbre. »

Intégration dans un futur développement immobilier

En novembre 2015, le conseil de quartier de Montcalm avait recommandé la construction de grands logements de type locatif pour un projet immobilier intégrant la maison Petry-Amyot.

En février dernier, l’architecte Pierre Martin (PMA Architectes), l’un des promoteurs, a de nouveau défendu son projet au conseil de quartier. Il a présenté pour la première fois des rendus couvrant aussi la parcelle de terrain occupée par la maison Moutaine-Kirouac, qu’il a depuis acquise avec ses partenaires.

Comme l’a rapporté Le Soleil, les villas seraient conservées, mais transformées. Aux dernières nouvelles, la maison Moutaine-Kirouac abriterait donc quatre copropriétés, et sa voisine, deux logements en plus d’une salle de réception. Les villas seraient reliées par un hall et des couloirs à l’immeuble de l’arrière-cour, d’une hauteur de 13 mètres, voire 21 mètres (sept étages) dans l’éventualité d’une permission spéciale.

Voir l’article précédent de la série : Montcalm dans les années 1970 : l’église Notre-Dame-du-Chemin.