Montcalm dans les années 1970 : l’hôpital St-Joseph de Bellevue | 10 mars 2019 | Article par Jean Cazes

Crédit photo: Collection Jocelyn Paquet

Montcalm dans les années 1970 : l’hôpital St-Joseph de Bellevue

Puisée dans la collection de fonds de négatifs de Jocelyn Paquet, cette photo d’époque de ce bâtiment patrimonial – aujourd’hui la Maison Kinsmen –, a été immortalisée en mars 1971.

Aussi affichée sur la page Facebook du gestionnaire retraité des Archives du photographe, la photo d’époque du 760 chemin Sainte-Foy, tout près du parc des Braves, est tirée du fonds du collectif de photographes du Soleil, Photo moderne.

La photo comparative dans la galerie ci-bas a été prise en direction ouest le 1er mars 2019.

De résidence à hôpital, puis à maison d’accueil

« Vu son ancienneté, sa forme et sa fonction, le bâtiment possède une valeur patrimoniale supérieure à l’échelle du quartier », souligne-t-on dans la section Patrimoine urbain du site de la Ville de Québec.

« Cette maison possède un « caractère grandiose qui n’a rien à envier à celui des résidences de la Grande Allée« . Sa valeur architecturale repose notamment sur « la grande tourelle et sa toiture conique [et] un oriel de deux étages couronné par une lourd fronton triangulaire. » Construite en 1897, vraisemblablement selon les plans de l’architecte Eugène-Michel Talbot, la résidence de l’opticien Pierre Calixte Lacasse demeure propriété de la famille jusqu’en 1933.

« En 1943, les docteurs Antoine Couture, Norbert Bourgault et Fabien Gagnon achètent la propriété de M. Jimmy Valentine sur le chemin Ste-Foy et la transforment en un petit hôpital d’une capacité de quarante lits, l’Hôpital Bellevue. Presque tous les services nécessaires à un hôpital général s’y retrouvent. »

En 1945, l’hôpital est agrandi jusqu’à compter 25 lits, puis devient en 1948 la propriété des Soeurs Saint-Joseph de Saint-Vallier qui en assurent la direction. Au début, l’Hôpital Saint-Joseph de Bellevue est presque exclusivement une maternité, avant de devenir un hôpital général de nature privée jusqu’en janvier 1961, où il tombe sous la tutelle gouvernementale. « Le 1er mai 1971, l’Hôpital Saint-Joseph de Bellevue doit fermer ses portes pour se conformer aux exigences du ministère des Affaires sociales. »

Plus tard, cet édifice devient la maison à vocation d’association fraternelle du club Kinsmen,

Lire l’article précédent de la série sur la décennie 1970 : Le stationnement St-Sacrement en 1975.