Un printemps marqué par l’histoire dans Saint-Sacrement! | 4 avril 2019 | Article par Véronique Demers

Crédit photo: Véronique Demers

Un printemps marqué par l’histoire dans Saint-Sacrement!

Interpellé par le sort patrimonial incertain de l’église du Très-Saint-Sacrement de Québec, le président de la Société historique de Québec, Alex Tremblay-Lamarche, a mis la table mardi pour nourrir le public ce printemps, du 7 avril au 16 juin, avec une programmation riche en activités à saveur historique, lors du Printemps Saint-Sacrement.

« On a voulu créer une série d’activités pour mettre de l’avant l’histoire du quartier. Ça inclut également le lancement de la revue Québecensia, le 23 mai à la librairie Le Mot de Tasse, avec un numéro spécial sur Saint-Sacrement », a-t-il dit mardi soir, avant l’assemblée générale annuelle du conseil de quartier de Saint-Sacrement.

L’église du Très-Saint-Sacrement, un pivot central dans le quartier Saint-Sacrement.
Crédit photo: Marine Lobrieau

Le conseil de quartier, qui collabore avec la Société historique pour cet événement, a obtenu un appui financier pour animer le quartier par diverses activités. Le Printemps Saint-Sacrement a été lancé par une conférence de l’historien Jean-Marie Lebel mardi soir.

Un dernier voeu

L’historien renommé de Québec a démontré que lentement mais sûrement, le quartier Saint-Sacrement a évolué. Et ce n’est que depuis 1988 qu’il existe sous sa forme aujourd’hui. De plus, l’église du Très-Saint-Sacrement est le pivot central du quartier, a-t-il souligné.

« L’église Saint-Sacrement est sur la terre de Nicolas Bonhomme, à l’époque des concessions. En 1663, presque tout a été concédé dans la banlieue. L’église actuelle a été construite avant la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, avec laquelle elle partage des ressemblances. (…) On a un recours important pour la sauvegarde potentielle du bâtiment, avec la Commission d’urbanisme de Québec. Elle a le pouvoir de dire au promoteur de conserver la façade et les deux tours qui représentent un point identitaire important. C’est mon dernier voeu! », a lancé M. Lebel, en guise de conclusion à sa conférence historique.

Il n’est pas trop tard pour que la Commission d’urbanisme de Québec ajoute cette exigence, puisque l’église du Très-Saint-Sacrement est toujours en vente.

Parmi les nombreuses dates marquantes que l’historien de Québec a mentionnées, soulignons l’année 1854, où les seigneuries ont été abolies, pour laisser place l’année suivante à la création des municipalités, définies selon le territoire des paroisses. Fait intéressant, du temps des seigneuries, celle de Sillery a été concédée aux Amérindiens, dont les pères Jésuites étaient les tuteurs.

Du chemin du coteau au chemin Sainte-Foy

Outre le fondateur de Québec, Samuel de Champlain, dont l’apport à la ville est incontournable, son successeur le gouverneur Montmagny a poursuivi en 1636 sa mission en étendant le territoire et en créant les banlieues.

« Champlain se tourne vers l’Est et non vers l’Ouest, sauf vers la fin de sa vie, en 1635, où il meurt le 25 décembre. Ainsi, le plateau Montcalm, Sainte-Foy, Sillery et Cap-Rouge sont développés après les territoires à l’Est. (…) Et pour parcourir le territoire d’Ouest en Est, ce qui allait devenir le chemin Sainte-Foy, mais qui s’appelait le chemin du coteau Sainte-Geneviève, prend forme officiellement en 1667 », a précisé Jean-Marie Lebel.

On retrouve toutes les informations sur le Printemps Saint-Sacrement au https://societehistoriquedequebec.qc.ca