Un Ciné-Qclub pour tous | 28 novembre 2019 | Article par Catherine Breton

Le public était au rendez-vous lors de cette première édition du Ciné-Qclub du Cégep Garneau.

Crédit photo: Shuang Yi Zhang

Un Ciné-Qclub pour tous

Non, le Q n’est pas une faute de frappe, vous vous en doutez. Bien évidemment, il fait référence à la première lettre de notre belle province ; le Québec.

L’initiative niche au Cégep Garneau et vise à faire découvrir ou redécouvrir des classiques de notre cinéma québécois, ou des œuvres inédites, à la fois aux étudiants qui fréquentent l’établissement, mais aussi aux cinéphiles de tous horizons.

L’idéatrice derrière le Ciné-Qclub est la professeure de lettres Amélie Desruisseaux-Talbot qui considère son rôle de pédagogue également comme celui d’un « passeur de culture ». Et tous les moyens sont bons pour en apprendre sur notre histoire culturelle, sociale et politique.

En ce sens, le cinéma devient une mine d’or d’informations.

La genèse de cette proposition prend racine dans les résultats d’une étude signée Marianne Gravel, également professeure au Cégep Garneau. En septembre dernier, lors du Festival de cinéma de la Ville de Québec, on dévoilait les résultats de cette étude fort intéressante menée, en collaboration avec Laurent Pelletier et Christian Poirier, respectivement du Cégep Garneau et de l’INRS.

Suite à la publication de ce rapport qui statue que les jeunes connaissent peu le cinéma québécois, mais que dès lors qu’ils se mettent à regarder les films de nos cinéastes, en redemandent, Amélie Desruisseaux-Talbot s’est donnée la mission de créer des occasions ponctuelles et régulières.

En créant un espace de diffusion, de rencontres et d’échanges, le Ciné-Qclub désire offrir l’opportunité de voir des films qui sont, on va se le dire, trop peu diffusés, en plus de permettre aux spectateurs de discuter avec des invités spéciaux (cinéastes, acteurs, techniciens..).

Une première réussie

Le 12 novembre dernier, malgré la première neige de la saison – et on sait à quel point celle-ci nous déstabilise immanquablement, à croire qu’à chaque année c’est la première des premières fois – le Ciné-Qclub a fait salle comble.

Pour la soirée d’inauguration, c’est un grand classique datant de 1985 qui fut présenté ; Elvis Gratton, le king des kings de Pierre Falardeau.

L’invité d’honneur fut le cinéaste et documentariste Jules Falardeau qui a commenté l’œuvre de son père et qui a répondu aux questions des spectateurs suite à la représentation. Les questions posées ont couvert tant l’œuvre du père que celle du fils qui a suivi ses traces en devenant lui-même réalisateur.

Une programmation riche et diversifiée

Le comité de programmation, composé d’Amélie Desruisseaux-Talbot, Marianne Gravel et Dominique Nepveu, a également arrêté son choix sur : C.R.A.Z.Y. de Jean-Marc Vallée qui sera présent ainsi que sur À tous ceux qui ne me lisent pas en présence de Yan Giroux.

Et grâce à la précieuse collaboration d’Éléphant : mémoire du cinéma québécois, les spectateurs auront la chance de visionner des versions restaurées de nos grands classiques comme le film de Pierre Perreault et Michel Brault, Pour la suite du monde.

Des partenaires comblés

Pour Dominique Dugas, directeur d’Éléphant, le projet de mémoire, le projet prend tout son sens lorsqu’il réussit à faire découvrir aux plus jeunes générations la richesse de notre patrimoine cinématographique national. Le partenariat se fait donc tout à fait naturellement.

Il en va de même pour la collaboration avec l’organisme Antitube qui a pour mission de faire découvrir des œuvres cinématographiques bigarrées, tant dans la variété de leur propos que de leur expression.

Pour plus de détails sur la programmation, vous pouvez vous abonner à la page Facebook du Ciné-Qclub.

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