Montcalm dans les années 1960 : amoncellement de neige sur Saint-Cyrille | 8 mars 2020 | Article par Jean Cazes

Le boulevard Saint-Cyrille, le 30 décembre 1962.

Crédit photo: Jocelyn Paquet (collection personnelle)

Montcalm dans les années 1960 : amoncellement de neige sur Saint-Cyrille

Cette scène d’époque, qui date du 30 décembre 1962, est tirée de la collection de négatifs de Jocelyn Paquet. Elle illustre le boulevard Saint-Cyrille – aujourd’hui, René-Lévesque – à la hauteur de l’avenue Bourlamaque, le lendemain de la première des deux tempêtes de neige qui ont quasi paralysé la ville durant la période des Fêtes.

La photo, appartenant au gestionnaire retraité des Archives du Photographe, est identifiée au fonds du collectif de photographes du Soleil, Photo moderne. Dans la galerie au bas de l’article, cette scène a été réactualisée le 6 mars 2020, en direction ouest.

Outre les quelques rénovations observées sur la façade de ces bâtiments typiques du quartier, construits au début du XXe siècle, on peut deviner en arrière plan, de l’autre côté de l’avenue Bourlamaque, les habitations à loyers modiques (HLM) érigées en 1971. Décrites dans Histoire de raconter – Le quartier Montcalm, les HLM Bourlamaque ont vu le jour « pour reloger une partie des familles expropriées à cause de la construction de l’autoroute Dufferin-Montmorency ».

« Plus d’un pied de neige accumulé jusqu’aux toits en certains endroits »

Cet événement météo est relaté à la une et à la page 2 de l’édition du 31 décembre 1962 du journal Le Soleil :

« Rien ne va plus sur les routes du Québec – […] Des vents atteignant 55 milles à l’heure ont plongé la ville de Quebec dans l’isolation en barrant les routes d’amoncellements de neige impassables. […] La tempête de la fin de semaine a laissé plus d’un pied de neige que le vent a accumulé jusqu’aux toits en certains endroits. […] »

L’article évoque entre autres la mésaventure de l’un des traversiers faisant la navette entre Québec et Lévis, « déporté six milles en aval pendant la nuit, mais [qui heureusement] n’a subi aucun dégât et personne à bord n’a souffert de blessure. »

D’un point de vue statistique, ces intempéries n’ont certes pas atteint l’intensité de celles de décembre 1969, une autre « tempête des Fêtes » mémorable pour ceux et celles qui l’ont vécue. Comme en témoignent les données météorologiques de l’aéroport de Québec pour décembre 1962, ces deux tempêtes successives ont tout de même déversé sur la ville, entre le 29 et le 31 décembre, quelque 32 cm poussés par des vents d’une vélocité jusqu’à 106 km/h.

Lire l’article précédent de la série sur la décennie 1970 : Le stationnement St-Sacrement en 1975. En complément : Saint-Roch dans les années 1970 (32) : après la Tempête du siècle sur la rue Saint-Joseph Est.