<em>Règne artificiel IV</em> immerge le Grand Théâtre | 16 janvier 2020 | Article par Jason Duval

Crédit photo: Gracieuseté Grand Théâtre de Québec

Règne artificiel IV immerge le Grand Théâtre

Du 16 janvier au 3 mai 2020, Rosalie D. Gagné présente au studio du Grand Théâtre Règne artificiel IV, une oeuvre interactive monumentale.

Règne artificiel IV est la deuxième exposition présentée dans le nouveau Studio, multifonctionnel, du Grand Théâtre de Québec inauguré en octobre dernier. Le principal mandat de cet espace est de faire connaître et diffuser à un large public la diversité des pratiques de l’art numérique. Comme plusieurs nouvelles galeries, le Studio cherche à mettre en valeur les artistes locaux indépendants.

Depuis plus de deux décennies, l’artiste visuelle Rosalie D. Gagné crée des oeuvres, souvent monumentales, à la frontière où se croisent fiction et réalité. Ses oeuvres immersives ont fait vivre des expériences sensorielles aux amateurs d’art chez nous, en Europe, au Mexique, notamment.

Découvertes par étages

Règne artificiel IV s’inscrit dans une série d’oeuvres gigantesques de Rosalie D. Gagné débutée il y a plus de dix ans, qui questionne la relation entre le non vivant et le bien vivant.

Présentée sur les quatre étages de l’espace menant à la Salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre, l’oeuvre imposante recrée un impressionnant écosystème interactif luminescent, inspiré des profondeurs des océans. C’est au total 45 sculptures souples et translucides qui y sont suspendues.

Ces méduses – ou quelconques créatures de votre imaginaire… – s’illuminent, respirent et réagissent aux présences. L’artiste a créé un système de détection de présence qui fait s’agiter ses créatures. Le moindre mouvement d’un d’entre elles provoque une réaction en chaîne. L’intérieur du Studio devient alors, l’espace de quelques instants, le théâtre d’une immense danse. S’ajoutent au spectacle les changements de couleurs et de tons de l’oeuvre. Teintées d’un bleu percant, elle vire au mauve et au turquoise en quelques fractions de secondes.

Il est difficile d’imaginer que l’oeil du visiteur ne sera pas happé dans les profondeurs de cette oeuvre monumentale, présentée jusqu’au 3 mai au Studio du Grand Théâtre de Québec.