Montcalm dans les années 1970 : resto La Galerie Orientale | 11 avril 2021 | Article par Jean Cazes

Crédit photo: Archives de la Ville de Québec

Montcalm dans les années 1970 : resto La Galerie Orientale

La série « Montcalm dans les années 1970 » revisite le passé du quartier à travers des images d’archives de diverses sources.

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Provenant des Archives de la Ville de Québec et tirée d’une diapositive, la photo d’époque en tête d’article date de 1972. Elle illustre une vue du chemin Sainte-Foy. On y voit en avant-plan le restaurant La Galerie Orientale, face à la côte Sherbrooke.

Au niveau de la côte d'où cette scène a été immortalisée jusqu'à l'avenue Cartier, la trame urbaine de ce segment du chemin Sainte-Foy, côté sud, a depuis totalement changé. La photo comparative en bas d'article met en évidence l'immeuble à vocation résidentielle et commerciale inauguré en 2010 qui héberge le centre d'affaires Espace Cartier. En face, l’école Joseph-François-Perrault, construite en 1961 et bientôt agrandie, accueillera sous peu une place publique devant son entrée, de même qu'une œuvre d'art dans sa future cour intérieure.

Incendie et nouvelles constructions

À la suite de notre appel à tous sur la page Facebook du groupe Retour vers le Passé (ville de Québec), des lecteurs nous ont informés sur La Galerie Orientale, qui avait alors comme adresse le 161, chemin Sainte-Foy.

« Ce restaurant a vu le jour en 1968 », souligne d'entrée de jeu René Labbé. « Avant, c'était un bureau des Alcooliques Anonymes, de 1959 à 1966 ». Le Club Tropikana prendra plus tard le relais de La Galerie Orientale. Jusqu'au jour d'un sinistre de majeur...

L'incendie immortalisé par la SPIQ.
Crédit photo: SPIQ - Gaétan Blais

« Tout un feu! Les flammes rasent un édifice de 3 étages à Québec », titrait le journal Le Soleil du 27 février 1997, page A3, sous la plume de Claude Vaillancourt :

« Un incendie, d’une violence extrême, a complètement brûlé deux bars de Québec, hier soir, provoquant le rappel de tous les pompiers en congé – Le feu, dont les causes n’étaient pas connues au moment de mettre sous presse, s’est d’abord manifesté dans le bar Studio 157, un établissement fréquenté par une clientèle homosexuelle, avant de s’en prendre au Club Tropikana, un bar que les noctambules fréquentent durant les fins de semaine. Le troisième étage de l’immeuble, situé au 161 chemin Sainte-Foy, juste en haut de la côte Sherbrooke, n’était pas occupé. »

Le brasier aurait éclaté tout juste après 21 h. Une heure après l'arrivée des pompiers de la caserne tout près, « le ciel s’est embrasé lorsque les flammes ont eu raison du toit qui commençait à s’écrouler ». Dans son témoignage, l'un des actionnaires du club Tropikana, Jean-François Sirois, avait confié :

« Mon bar est fermé les lundi, mardi et mercredi. Peut-être y-a-t-il eu un problème électrique. » Son établissement peut contenir 80 personnes et ouvre surtout, durant les fins de semaine, de minuit à 3 h, pour les maniaques de la musique latino-africaine. »

Comme précisé dans cet article, Le Studio 157 était l’ancien Vénus, « un bar depuis longtemps fréquenté par les gais », peut-on y lire.

La photo suivante, prise par Marcel Matte le 26 novembre 2017, est décrite par son auteur.

Agrandissement de la boutique Le Coureur Nordique. On y voit aussi la nouvelle bâtisse qui a remplacé le bar Tropikana, incendié en février 1997, de même que l'ancienne maison du Bain Sauna, au bout.
Crédit photo: Marcel Matte

Archives de la Ville de Québec

À l’exemple des photos ci-haut, la plupart des images archivées de la Ville de Québec sont accessibles en ligne. On peut en faire la diffusion sans licence et sans frais en utilisant les vignettes estampées au logo de la Ville et en citant correctement les sources.

Nous remercions tous ceux et celles qui ont contribué à enrichir cet article. Vous aussi, avez des souvenirs, des anecdotes à nous raconter sur La Galerie Orientale, le club Tropikana et les établissements voisins de leur époque? N’hésitez pas à nous les partager sur notre page Facebook!

Voir l’article précédent de la série : Saint-Sacrement dans les années 1970 : le motel Doyon.