En tant qu’élève, comment minimiser notre impact écologique? | 20 mai 2021 | Article par tonQuartier

Crédit photo: Gracieuseté - Le Bourgogne et or

En tant qu’élève, comment minimiser notre impact écologique?

Collaboration spéciale : Edoardo-Diego Rock, Le Bourgogne et or, journal étudiant du Collège Saint-Charles-Garnier

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Notre collège est plus que jamais engagé dans la réduction de son empreinte écologique. Depuis maintenant deux ans, le Collège Saint-Charles-Garnier s’engage dans cette guerre contre un ennemi invisible qui provoque toutefois des impacts majeurs et visibles qui nous touchent tous, directement ou indirectement, et qui mettent en péril le futur de l’humanité sur le long terme.

Nous, les jeunes, avons directement pointé du doigt les adultes qui se sont laissés guider par une insouciance aveugle et qui, pour beaucoup, n’ont toujours pas voulu comprendre ou croire les données scientifiques. Greta Thunberg a essayé de changer l’avis de ces gens, mais l’effort n’a toujours pas porté ses fruits. Elle a tout de même réussi à éveiller notre souci et notre attention envers l’environnement que nous côtoyons tous et c’est ce qui m’amène à écrire cet article aujourd’hui.

Aujourd’hui, ne cherchons pas à qui la faute, mais contentons-nous plutôt de nous demander comment agir à partir de demain dans notre milieu de vie scolaire.

Tout d’abord, pour bien vous illustrer l’empreinte écologique que peut avoir un élève, voici un texte qui présente une élève au nom fictif et qui décrit son emploi du temps, dans lequel elle pose des actions qui ont un impact écologique (souligné).

Élyna (nom fictif) se rend au Collège tous les jours en voiture avec son père, mais elle habite à cinq minutes à pied. À 7 h 50, elle ouvre son cahier de mathématiques et elle enchaîne les calculs avant son examen algébrique. Avant de monter dans les escaliers vers sa case, elle prend 10 de ses feuilles de papier usées et les jette dans la poubelle de récupération. Avant de commencer son examen, Élyna laisse branché son ordinateur qui est déjà chargé à 100 % mais, malheureusement, cette pratique ne sert à rien, endommage la batterie et consomme de l’énergie. À 12 h 32, la cloche retentit et provoque un chaos à la cafétéria, en temps de pandémie les fours micro-ondes ne fonctionnent plus, les élèves ont maintenant des “lunchs” froids ou vont directement à la cafétéria acheter de la nourriture enrobée de contenant en plastique. Élyna pour sa part prend une très réputée pizza dans sa boite blanche.

Maintenant le dîner terminé, la rotation du masque doit s’effectuer, Élyna prend l’ancien masque et le dépose dans une boîte de récupération de masques située le plus près d’elle soit au 3e étage. La journée continue, elle finit en français, où ils présentent leur exposé oral. Au lieu de le présenter à l’aide d’une présentation virtuelle, elle choisit une vieille méthode qui est d’utiliser un carton blanc sur lequel elle colle ses supports visuels imprimés à la médiathèque.

* Calculer l’empreinte carbone d’Élyna à l’école est presque impossible, mais en suivant le modèle présenté par Radio-Canada qui peut calculer l’empreinte carbone d’un seul individu sur une échelle planétaire, il vous est possible pour vous de calculer votre empreinte carbone.

Tout d’abord, qu’est-ce que l’empreinte écologique? Selon Alloprof, l’empreinte écologique

« correspond à la surface de la planète que nous exploitons afin d’obtenir toutes les ressources nécessaires à la fois pour répondre à nos besoins et désirs (manger, travailler, s’amuser, s’habiller, etc.), mais aussi pour assurer l’élimination de nos déchets. De ce fait, plus la consommation de ressources et la production de déchets sont grandes, plus l’empreinte écologique est élevée ».

Notre empreinte écologique scolaire se reflète dans quatre domaines bien distincts les uns des autres et qui s’appliquent en moyenne à tous :

  • le transport (matin et soir);
  • les déchets scolaires (papier utilisé, cahiers, masques sanitaires etc.);
  • la consommation énergétique;
  • la nutrition.

Solutions écologique à quatre problèmes environnementaux

Pour votre transport scolaire

Prendre un transport tel que l’autobus ou la voiture n’est pas l’idéal. Si vous habitez à proximité du Collège, prendre une marche ou pédaler un peu ne vous fera pas de mal.

Pour éviter la consommation de déchets scolaires

Élyna consomme des feuilles de papier pour faire ses calculs algébriques. Faites vos exercices dans le cahier sommet pour éviter de jeter du papier à la poubelle. De plus, de nos jours, nous pouvons nous exercer avec notre outil technologique sur des exercices interactif via des plateformes telles que LeChenelière, MazoneCEC et même Alloprof.

Pour ce qui est des présentations orales, il vaut mieux présenter notre sujet via une plateforme en ligne comme Slides, Canva ou PowerPoint. Évidemment, les masques sont polluants et à la vitesse à laquelle nous les consommons, il vaut mieux récupérer leur matériau pour en concevoir des neufs. C’est pourquoi la meilleure option pour ce problème, c’est la boite de récupération de masques placée aux différents étages du Collège.

La consommation énergétique

Nous avons au Québec la chance d’écouter la télé sans produire de C02, car 97 % de l’électricité est fournie grâce aux 60 centrales hydroélectriques réparties sur le territoire Québécois. La seule solution possible pour réduire notre consommation en hydroélectricité est d’éviter de charger notre ordinateur quand il n’en a pas besoin; par exemple, si sa batterie est à 45 % ou 75 %, il n’est pas encore nécessaire de le charger.

Élyna, malheureusement, laisse charger son ordinateur alors qu’il est à 100 % et, en conséquence, sa batterie de lithium est impactée, au point tel que dorénavant son Mac se décharge en seulement 2 h, alors qu’avant il pouvait durer 4 h. Fermer la lumière de la classe quand la luminosité est à son maximum peut s’avérer être une bonne stratégie quand il s’agit de réduire sa consommation énergétique à l’école.

La nutrition

Au Collège, pour fêter le Jour de la Terre, M. Paquet-Martin a souvent l’habitude de monter sur son « vélo-smoothie », au lieu d’utiliser une énergie électrique générée grâce à un barrage hydroélectrique, le smoothie sera délicatement brassé grâce à l’énergie provoquée par la force physique que les pieds du professeur exercent sur les pédales et qui généreront l’énergie cinétique.

Mais pour la majorité des élèves, réglementer leur alimentation ne sera pas une mince affaire. La seule solution efficace à long terme est de préparer son propre diner. En faisant cela, vous économisez ainsi de l’argent qui risque d’être investi dans l’abattage d’animaux et le transport de leur matière comestible par des camions polluants. En préparant votre propre diner, vous avez la chance de réutiliser vos contenants de plastique le lendemain et les autres jours de l’année. Élyna, au contraire, mange sa pizza et jette la boite à la poubelle.

Quand on se compare, on se console

Avec nos 630 élèves, le Collège Saint-Charles-Garnier est une école qui se situe approximativement dans la moyenne des populations scolaires de la région. 630 élèves pour un Collège, c’est donc peu quand on se compare à une polyvalente de plus de 1500 élèves qui polluera en conséquence beaucoup plus en raison de son nombre élevé d’élèves.

De plus, ici au Collège, nous avons une superbe Assemblée générale des élèves soucieuse de l’environnement et très impliquée dans ce domaine. Ce ne sont pas toutes les écoles qui ont ce type d’organisation! Il ne faut pas regarder bien loin avant de se rendre compte que c’est entre autres grâce à notre ministre de l’Environnement, Alicia Alain-Tactuk, ainsi qu’au merveilleux comité qu’elle et Marie-Pier Audet régissent que chaque classe aura bientôt une plante qui décorera et servira à purifier l’air dans lequel nous cohabitons.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que le comité Environnement du Collège nous surprend avec ses bonnes idées. Il y a deux ans, une journée en l’honneur de cet évènement avait été réalisée ici au Collège. Nous étions appelés à participer en grand nombre, en nous revêtant de vert et en apportant des sous pour soutenir le Fond vert, au Jour de la Terre. Une collecte d’ustensiles métalliques avait même été effectuée pour éviter d’utiliser des ustensiles en plastique dorénavant. Le jardin des Pères avait aussi été aménagé pour accueillir des plants de légumes.