50 films au Cinéma Cartier lors du Festival du film étudiant de Québec | 16 mars 2022 | Article par Viktoria Miojevic

Image d'archive du Festival du Film Étudiant de Québec.

Crédit photo: Florent Ogounchi

50 films au Cinéma Cartier lors du Festival du film étudiant de Québec

Alors que les jeunes cinéastes manquent d’opportunités pour présenter leur travail, le Festival du film étudiant de Québec projettera 51 films au Cinéma Cartier. Le thème « Retour au sources » célèbre la 20e édition alors que plusieurs proposent des films engagés. Partenaire de SPIRA et Kinomada, l’évènement donnera lieu à des conférences de cinéaste et des échanges.

Après deux éditions virtuelles, le Festival du film étudiant de Québec avait pour objectif de revenir en salle, explique le président du Festival du film étudiant de Québec, Dominik Harvey. L’évènement aura lieu au Cinéma Cartier, du 25 au 27 mars 2022.

Au menu, 51 courts métrages, trois conférences par des réalisateurs expérimentés et des discussions sur la production cinématographique.

« Les cinéastes qui vont venir nous voir en conférence le font pour redonner au suivant. Eux sont des professionnels et ils retournent à leur source. Par exemple, quand ils faisaient des films avec peu de moyen et qu’ils étaient à l’école. C’est cette rencontre que l’on souhaite encourager. »

Derrière le Festival réside la volonté d’en faire un tremplin pour la relève. À titre d’exemple, Dominik Harvey rappelle que l’an passé une personne était intervenue pour parler de la condition des femmes dans le milieu du cinéma et de la télévision.

Déjà confirmé, le réalisateur derrière La bataille de Farador, Édouard Tremblay, sera présent le 27 mars. Le président du Festival annonce que le réalisateur interviendra en début de journée pour une entrevue afin de revenir sur son parcours et son futur film. Deux autres conférenciers ou conférencières seront annoncé.e.s prochainement.

Une rencontre au Pub Galway viendra clôturer le festival dès 19 h 30.

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Aussi, le prochain appel de films aura lieu à l'hiver 2022.

Des films engagés

En ce qui concerne la programmation des 51 films, celle-ci s’appuie sur le travail d’étudiant.e.s de la province. La plupart proviennent de Concordia, de l’INIS, de l’UQAM ou de l’Université Laval, constate Dominik Harvey. « C’est bien qu’on ait des participations de l’Université Laval, malgré le manque de programme en cinéma. » À l’origine, il y a vingt ans, le Festival du film étudiant de Québec se prénommait Le Festival du film de l’Université Laval.

Selon Dominik Harvey, ce sont les films engagés qui ressortent cette année de la programmation. Une douzaine d’entre eux seront projetés le 26 mars, avec notamment pour sujet les violences subies par les femmes et les violences à caractère sexuel.

« Ce genre de thème-là affecte beaucoup les jeunes. Ils ont été exprimés dans des films qui sont souvent très bons ou très engagés. C’est très émouvant. »

« J’ai l’impression que la pandémie a beaucoup influencé les courts métrages, les thèmes comme sur le fait de se chercher, les douleurs du quotidien, la santé mentale », ajoute-t-il.

Cette année, la production collégiale ressort parmi les éléments forts de cette 20e édition. « C’est bien qu’on ait reçu des films de niveau collégial d’aussi bonne qualité. Ils sont très comparables aux films de niveau universitaire », tient à souligner Dominik Harvey.

Du cinéma à Québec et par Québec

Après un parcours en cinéma et médias, au Cégep Limoilou, Dominik Harvey s’est dirigé vers un certificat d’études en cinéma à l’Université Laval qui est seul programme dédié au cinéma. « Il n’y a pas de bac en cinéma comme à l’Université Concordia ou à l’UQAM », avance-t-il.

« Ça fait vraiment plusieurs années que les professeur.e.s le réclament à Québec. Je crois que ce serait pertinent, car avant le milieu du cinéma au Québec, c’était qu’à Montréal. Depuis quelques années, beaucoup d’organismes, de gens, de plateaux se font à Québec. Je pense à des organismes comme SPIRA et la production locale de LAMEL. »

Toujours aux études dans un autre certificat, en plus de travailler dans le milieu du cinéma, il soutient la pertinence d’un programme universitaire en cinéma dans la ville de Québec, même s'il en existe un pour le film d'animation.

« Depuis quelques années, des gens amènent des projets à Québec, alors c’est possible d’y avoir une carrière en cinéma. Ça se traduit par une demande! Je pense que l’Université n’aura pas le choix de créer un baccalauréat, car il y a un besoin à Québec. »

Selon Dominik Harvey, certains membres de la communauté étudiante espèrent eux aussi voir un programme émerger.

Le 17 mars, on pouvait lire sur la page Facebook du Festival du Film Étudiant de Québec: « L'Université Laval a dévoilé hier un nouveau baccalauréat en cinéma et culture numérique. La première cohorte est prévue pour l'automne 2022. Les demandes des étudiants et des professeurs ont été entendues! »

Un évènement Facebook a été créé pour le festival. Des informations complémentaires sont aussi disponibles sur son site.

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