Brouillard Communication : survol de 34 ans d’histoire

C'est 34 ans, jour pour jour, après avoir fondé Brouillard Communication que Jean Brouillard a reçu un prix hommage de la part de ses pairs, jeudi dernier, à l'occasion de la soirée Format libre.

Brouillard Communication : survol de 34 ans d’histoire | 24 novembre 2022 | Article par Thomas Verret

Basée dans le quartier Montcalm, la firme de relations publiques Brouillard Communication, a relevé plus de 10 000 mandats depuis 1988. Sur la photo, le propriétaire Jean Brouillard et sa fille Florence, directrice générale de l’entreprise.

Crédit photo: gracieuseté

C’est 34 ans, jour pour jour, après avoir fondé Brouillard Communication que Jean Brouillard a reçu un prix hommage de la part de ses pairs, jeudi dernier, à l’occasion de la soirée Format libre.

Son agence de relations publiques a relevé plus de 10 000 mandats à ce jour.

Du journalisme sportif aux relations de presse

L’histoire de Brouillard Communication a débuté le 17 novembre 1988. Jean Brouillard était alors un jeune journaliste sportif fringuant. Ce dernier a travaillé pendant quatre ans environ à la radio et à la télévision, entre autres à Radio-Canada et à  TVA. Il ne se doutait pas qu’il allait devenir relationniste de presse. Encore moins qu’il allait faire ce métier durant plus de trois décennies.

« Je suis devenu journaliste sportif à 21 ans. C’était mon rêve », raconte le président-fondateur de Brouillard Communication.

À ce moment, il recevait déjà des demandes pour faire des relations de presse. Il a donc organisé une première conférence de presse. Puis, une deuxième. Rapidement, elles se sont enchaînées.

« Un moment donné, il y avait tellement de demandes que je suis parti à mon compte. »

Jean Brouillard, « l’ouvre-boîte » de Québec

À ses débuts dans la profession, Jean Brouillard se faisait surnommer « l’ouvre-boîte » de Québec.

« Je faisais beaucoup d’ouvertures officielles. C’était une bonne partie de mes mandats », se rappelle-t-il.

À l’époque, c’était un vrai travail de moine.

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« J’avais constitué une banque de noms avec des adresses pour envoyer des cartes postales. Je prenais ma petite machine, j’allais au bureau de poste et j’arrivais avec un chèque certifié. Je revenais avec ma machine et 212 piasses de timbres dedans. Puis, on pliait les enveloppes. Des fois, j’en faisais deux ou trois par semaine. Ce n’était pas rien! », relate-t-il.

De nature sociable, l’animateur radiophonique en lui était comme un poisson dans l’eau lors de ces événements d’inauguration.

« J’ai créé comme une espèce de momemtum à Québec, se remémore-t-il. J’ai encore une boîte contenant à peu près 800 cartons. Des lettres d’invitation d’ouvertures officielles, dont plusieurs que je ne me rappelle même pas d’avoir faites! »

Ralentir pour profiter de la vie

Évidemment, les choses ont changé avec le temps.

La 35e année qui débute marque un tournant pour l’entreprise des Brouillard. Depuis un an, celle-ci s’est engagée dans un processus de repreneuriat. Florence, la fille de Jean, dirige maintenant les activités courantes de la compagnie. Le propriétaire de Brouillard Communication a décidé de prendre du recul. Il ne voit pas ce nouveau chapitre de sa vie comme une retraite. Il a plein de projets en tête, dont une série de livres qu’il écrit à partir de sa maison de campagne, à l’Île d’Orléans.

« Pour moi, ce n’est pas une retraite. C’est une façon élégante de ralentir et de profiter de la vie, philosophe-t-il. Parce que les choses vont vite. Je vais avoir 62 ans la semaine prochaine, mais dans ma tête, j’ai encore 30 ans! »

Chose certaine, il ne sera jamais bien loin. Son expérience et son flair journalistique demeurent utiles. Même si la consommation des médias évoluent à vitesse grand V, sa présence reste « essentielle », note sa successeure.

« Dès que Jean se lève le matin, il lit tous les journaux. Il nous tient informés des nouvelles qui peuvent avoir une influence sur notre travail, d’une façon très naturelle », souligne Florence Brouillard.

« J’espère qu’il va rester proche pour nous aiguiller quand on vit certaines situations », ajoute la directrice générale de Brouillard communication. Elle fait notamment référence aux crises que gère régulièrement l’entreprise.

« Des fois, quand tu es dans les opérations, tu es tellement proche du client. Tu as le nez collé sur l’arbre. D’avoir l’input de quelqu’un qui fait ça depuis tellement longtemps, c’est toujours utile et apprécié. »

Jean et Florence Brouillard
Le propriétaire de Brouillard Communication, Jean Brouillard, poursuit un processus de repreneuriat pour que sa fille Florence puisse acquérir l’entreprise.
Crédit photo: gracieuseté

Florence Brouillard, la voix de la relève

Florence Brouillard, 31 ans, cumule plusieurs années d’expérience. Très jeune, elle est tombée dans la marmite des relations de presse. À 12 ans, elle commençait à travailler chez Brouillard communication. De fil en aiguille, elle a gravi les échelons de la compagnie.

« J’ai tout fait, littéralement. J’ai occupé tous les postes pas possibles. Au fil des ans, Jean m’a offert plus de responsabilités. »

Mme Brouillard n’a pas toujours eu l’intention de reprendre les rênes de l’entreprise familiale. Il y a quelques années, alors qu’elle étudiait pour son dernier examen à l’université, son père a été en convalescence pendant trois mois. Comme une bouée de sauvetage, elle est venue en renfort.

« Comme je connaissais bien l’entreprise pour y avoir fait des stages, je suis rentrée travailler à la rescousse pour aider l’équipe en place, explique Mme Brouillard. Au départ, j’avais encore le projet de poursuivre mes études. J’avais envie d’essayer autre chose. Je voulais découvrir d’autres aspects de la communication, comme le marketing social qui m’intéressait beaucoup. Finalement, je ne suis jamais partie! »

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