Marie-Josée Hélie, candidate du Parti conservateur dans Taschereau | 16 septembre 2022 | Article par Thomas Verret

Marie-Josée Hélie se présente pour le Parti conservateur dans Taschereau, puisque la vision pragmatique de la formation d'Éric Duhaime rejoint ses idéaux.

Crédit photo: Thomas Verret

Marie-Josée Hélie, candidate du Parti conservateur dans Taschereau

Dans le cadre de la campagne électorale provinciale, nous vous présentons les différentes candidatures dans Taschereau. La candidate du Parti conservateur (PCQ), Marie-Josée Hélie, répond à notre questionnaire électoral. On la retrouve au parc du Bois-de-Coulonge, près d'où elle travaille.

Pour faire connaissance...

Marie-Josée Hélie est une experte en autonomie alimentaire. En 2009, elle a « colonisé » une terre sur l'île d'Anticosti avec sa famille, pour en faire une ferme autosuffisante. L'été dernier, la dame a amorcé un nouveau chapitre de sa vie. Elle a déménagé à Québec. Elle a mis sur pied l'Association conservatrice de Taschereau. En avril, la mère de quatre enfants devenait officiellement la candidate du Parti conservateur dans le comté.

Quel est votre lien avec Taschereau?

C'est le cœur politique du Québec. C'est une place qui m'a toujours attirée, par sa grande richesse, au niveau culturel, entre autres. L'endroit nous ramène à nos racines, à nos valeurs, à ce qui fait de nous ce que nous sommes. J'ai eu envie de venir ici pour refaire le monde avec les gens de Taschereau.

Pourquoi s'engager avec le Parti conservateur?

Mes valeurs rejoignent celles du parti, à bien des niveaux. Particulièrement en ce qui a trait à la liberté individuelle, comme base du bien-être collectif. La famille est aussi hyper importante pour moi. Au Parti conservateur, on a de belles politiques à cet égard. De plus, Éric Duhaime est très unificateur dans sa vision du Québec. Il faut se donner un nouveau projet de société. Notre chef est l'homme de la situation.

Quelle est votre vision du rôle de députée?

C'est avant tout le représentant des gens de la circonscription, qui l'ont élu. Il doit d'abord écouter les gens. C'est ensemble qu'on va trouver des solutions, toutes allégeances politiques confondues, parce qu'on partage un même milieu de vie. On doit s'unir pour faire avancer les projets dans Taschereau. C'est comme ça que je le vois.

Enjeux locaux et grands projets

Quel dossier jugez-vous prioritaire pour la circonscription?

Les valeurs qui m'habitent sont celles des habitants de Taschereau, quand on parle d'environnement, d'accès aux logements et de qualité de vie. C'est vers là que je m'en vais. Je vais demander aux gens ce qu'ils aimeraient voir se réaliser dans leur circonscription. Je porterai leur voix.

Publicité

Pour ou contre le tramway?

Je suis pour le développement des transports en commun. C'est l'avenir. On est rendu là. Par contre, je ne crois que que le tramway soit le meilleur projet pour la ville de Québec. Il existe des alternatives qui éviteraient les inconvénients majeurs engendrés par le tramway. L'histoire avec le tramway, c'est que ça ne va pas régler le problème de l'offre en transport en commun. C'est ça le problème à Québec.

On demande donc un moratoire sur le tramway, pour voir à l'acceptabilité sociale du projet. Le Parti conservateur propose également la gratuité sur les transports en commun pendant un an.

Pour ou contre le 3e lien?

Je suis contre le tunnel Québec-Lévis de la CAQ. C'est une boîte de pandore, un gouffre financier. Les gens ne veulent pas d'un 3e lien qui atterrit dans Taschereau. Je les comprends. Ça va défigurer le secteur. En même temps, ça fait plusieurs décennies que les citoyens des deux rives réclament un 3e lien. On les comprend avec l'état actuel des deux ponts. Nous, on propose la construction d'un pont dans l'Est pour boucler le cercle de contournement de la ville. Je crois sincèrement que c'est le meilleur compromis.

Santé et services sociaux

Comment améliorer le système de santé au Québec?

Le Parti conservateur propose de mettre le privé à contribution, comme dans les pays scandinaves. D'ailleurs, c'est ce que l'on voit en ce moment. L'accès est rendu tellement difficile que de plus en plus de citoyens sont forcés de recourir au privé pour se faire soigner. On veut additionner la contribution du privé au secteur public. Si tu ne peux pas être pris en charge par le public, dans un temps délimité, tu t'en vas au privé et c'est l'État qui paie. C'est le système de l'argent qui suit le patient.

Comment soutenir davantage les populations vulnérables?

En ce qui concerne le financement des organismes, il y a un excès de bureaucratie, en ce moment. Les intervenants du communautaire sont sur le terrain. Ils ont l'expertise et connaissent les besoins du milieu. Les fonds accordés à ces organismes doivent être donnés plus libéralement, c'est-à-dire sans toutes les entraves bureaucratiques. On doit leur procurer plus de liberté d'actions.

Mot de la fin

Pourquoi feriez vous une bonne députée?

Je suis une personne travaillante, une femme d'action. Quand j'ai une vision, il faut que mes idéaux se concrétisent, que mes idées se matérialisent. Je m'ancre dans les ambitions réalistes du Parti conservateur. Je sais qu'une gouvernance saine va nous donner les moyens de réaliser nos rêves.

Cette entrevue a été éditée pour des raisons de concision et de clarté.