Ainé.e.s : cohabiter chez soi plus longtemps

En octobre dernier, la Ville de Québec a accepté une modification à sa réglementation de zonage pour permettre un projet de cohabitation pour aîné.e.s autonomes dans Saint-Sacrement. L’initiative, portée par Lise Santerre, s’ajoute à la liste d’options pour les aîné.e.s souhaitant vivre chez eux le plus longtemps possible. Une manière de contrer l’isolement et la précarité économique, tout en assurant une sécurité aux personnes âgées.

Ainé.e.s : cohabiter chez soi plus longtemps | 5 décembre 2022 | Article par Elizabeth Jean-Allard

Crédit photo: Vincent Fortin, Francis Baillargeon, Marianne Letendre

En octobre dernier, la Ville de Québec a accepté une modification à sa réglementation de zonage pour permettre un projet de cohabitation pour aîné.e.s autonomes dans Saint-Sacrement. L’initiative, portée par Lise Santerre, s’ajoute à la liste d’options pour les aîné.e.s souhaitant vivre chez eux le plus longtemps possible. Une manière de contrer l’isolement et la précarité économique, tout en assurant une sécurité aux personnes âgées.

Le projet de cohabitation pour aîné.e.s autonomes a été présenté pour une première fois au Conseil de quartier de Saint-Sacrement début octobre. L’objectif était alors d’obtenir l’appui des membres du conseil pour faire avancer la démarche auprès de l’administration municipale. Au courant du même mois, la modification a été acceptée. Le 9 novembre dernier, Lise Santerre a lancé son idée aux résident.e.s du quartier au café le Mot de Tasse.

Sur le terrain appartenant à Lise Santerre se trouve déjà une maison qui sera séparée en logements indépendants. De plus, une unité sera construite dans la cour arrière, afin d’accommoder un autre locataire. Des espaces communs sont réservés afin de permettre les échanges.

« Éventuellement, une des unités pourrait constituer un logement locatif comme source de revenus ou qui pourrait être réservé à une « personne-ressource » prête à échanger des services contre le loyer : entretien ménager, soins de santé, maintenance, déneigement, etc. », détaille Lise Santerre dans sa présentation du 9 novembre.

Vivre ensemble, longtemps

En plus, chaque unité de logement connectera avec les espaces communs. Ces derniers sont composés d’une salle à manger et d’une cuisine, d’un bureau et d’une salle d’eau, ainsi que d’une salle de lavage. Aussi, trois chambres d’invité.e.s seront disponibles pour les résident.e.s qui souhaitant recevoir. Finalement, la cour arrière sera aménagée pour tou.te.s les résident.e.s.

Comme le mentionne le document de présentation, un projet de ce type peut permettre aux personnes aîné.e.s de demeurer plus longtemps dans leur domicile. Une idée rassurante alors que le développement immobilier entraîne la disparition de résidences pour personnes âgées et que les stigmates de la pandémie perdurent.

« Les personnes vieillissantes sont nombreuses à envisager avec appréhension leur installation dans une résidence pour personnes âgées (RPA). La pandémie de la COVID-19 est venue confirmer le fait que les personnes hésitent de plus en plus à aller vivre dans une RPA. Se sentant devenir moins alertes ou moins vigoureuses, elles souhaiteraient néanmoins conserver un chez soi le plus longtemps possible. »

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