Ici vécut : Adrienne Choquette, au 1109, avenue des Laurentides

On retrouve sur différents immeubles de Québec 135 plaques Ici vécut. Elles rappellent à nos mémoires des personnes qui ont marqué à leur façon l’histoire de la ville. Adrienne Choquette (1915-1973) est une journaliste et écrivaine d’origine shawiniganaise. Celle qui a donné son nom à un prix littéraire a vécu une partie de sa vie dans le quartier Montcalm.

<em>Ici vécut</em> : Adrienne Choquette, au 1109, avenue des Laurentides | 15 juillet 2023 | Article par Simon Bélanger

La journaliste et écrivaine Adrienne Choquette a vécu dans cette demeure du quartier Montcalm.

Crédit photo: Simon Bélanger

On retrouve sur différents immeubles de Québec 135 plaques Ici vécut. Elles rappellent à nos mémoires des personnes qui ont marqué à leur façon l’histoire de la ville. Adrienne Choquette (1915-1973) est une journaliste et écrivaine d’origine shawiniganaise. Celle qui a donné son nom à un prix littéraire a vécu une partie de sa vie dans le quartier Montcalm.

Si vous regardez de près sur la photo, vous constatez que deux plaques sont accolées sur la maison. Nous reviendrons demain sur le deuxième personnage d’importance qui a vécu au 1109, avenue des Laurentides.

Enfance en Mauricie

Adrienne Choquette a vu le jour le 2 juillet 1915, à Shawinigan.

Son père, Joseph-Henri Choquette, était médecin. Il était même considéré comme le premier chirurgien de Shawinigan.

Peu après la naissance de la petite Adrienne, le docteur Choquette fait construire une résidence d’été sur les rives de la rivière Saint-Maurice pour son épouse Albertine Amyot, qui éprouve de graves ennuis de santé. La mère d’Adrienne meurt en 1918, alors que la petite n’a que 3 ans.

Adrienne Choquette étudie chez les Ursulines de Trois-Rivières, de 1924 à 1931. Elle entre ensuite dans la fonction publique québécoise.

Son père avait lui-même déménagé en 1920, pour travailler à l’hôpital Saint-Joseph, à Trois-Rivières.

Plusieurs collaborations

Adrienne Choquette collabore avec une grande quantité de médias écrits durant sa carrière de journaliste.

Elle écrit d’abord pour Le Bien public, à Trois-Rivières, en 1933. S’en suivra des textes pour Le Nouvelliste, Le Samedi, La Revue populaire, Le Jour, Amérique française, Le Devoir et Les Cahiers de l’Académie canadienne-française.

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En plus de l’écrit, Adrienne Choquette fait entendre sa voix dans différentes stations de radio. Elle anime notamment au poste CHLN de Trois-Rivières, où elle occupe aussi l’emploi de réalisatrice.

Entre 1948 et 1970, elle occupe aussi la corédaction, puis la rédaction de la revue Terre et Foyer, publiée par le ministère de l’Agriculture du Québec.

Mlle Adrienne Choquette et un malade de l’Hôpital Saint-Augustin
Crédit photo: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Neuville Bazin

Rare écrivaine dans un monde masculin

Adrienne Choquette a écrit plusieurs romans, mais sa renommée s’est surtout faite grâce à son talent pour la nouvelle.

Elle était une des rares femmes aussi prolifiques à produire des œuvres littéraires dans le Québec des années 1930 à 1960.

Son premier roman, La Coupe vide, est publié en 1948. Ce livre raconte l’histoire de cinq jeunes qui voient leur été bouleversé par l’arrivée de l’oncle Édouard et de son épouse Patricia, une Américaine, qui préfère passer du temps avec les adolescents.

À l’époque, on avait considéré ce roman comme “moralement offensant”. On y abordait effectivement des sujets comme le désir et la sensualité, à une époque où c’était encore bien mal vu.

En 1954, son recueil La nuit ne dort pas lui vaut le prix David, remis aux écrivains et chercheurs qui ont soumis les meilleures œuvres littéraires ou poétiques.

Son talent de nouvelliste se confirme avec Laure Clouet en 1961, qui lui vaut le Grand prix du Jury des lettres.

Départ de la Mauricie pour Québec

Le docteur Choquette, père d’Adrienne, a vécu quelques ennuis financiers. Il se départit de ses biens, incluant son domaine de Shawinigan, qu’il vend à sa fille Rita en 1931.

En 1952, Rita meurt et lègue la maison à son frère Roland et sa sœur Adrienne. Les deux vivent également des difficultés financières, ce qui les oblige à vendre à l’agent d’immeubles Marcel Bouvette, en 1954.

Avenue des Laurentides

À ce moment, Adrienne Choquette part s’établir à Québec. Elle finit par s’installer dans une demeure du quartier Montcalm.

L’édifice de l’avenue des Laurentides, construit en 1930, incarne la fin de la mode du style Tudor, populaire dans le quartier au début des années 1920. L’architecte Héliodore Laberge a conçu les plans du bâtiment, qui a été érigé par Chrysanthe Jobin.

Mort et héritage

Adrienne Choquette est décédée à Québec le 13 octobre 1973.

Pour souligner son apport au développement de la nouvelle au Québec, la Société des écrivains canadiens de langue française a créé le Prix littéraire Adrienne-Choquette.

Depuis 1981, ce prix récompense l’excellence du travail d’un auteur ou d’une autrice de nouvelles. Depuis 2010, le Centre Aude pour l’étude de la nouvelle (CAEN), qui se trouve au Cégep Garneau, est en charge du prix.

En 2023, Louis Carmain a remporté le Prix Adrienne-Choquette, pour son recueil Nuits portatives, publié chez VLB Éditeur.

Une section du site de la Ville de Québec rassemble la liste des plaques Ici vécut. 

Sources

Répertoire du patrimoine culturel du Québec, «Maison Adrienne-Choquette»

Ville de Québec, « 1109, avenue des Laurentides », Répertoire du patrimoine bâti.

Ville de Québec, « Adrienne Choquette », Répertoire du patrimoine bâti.

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