La République hip-hop du Bas-Canada : une comédie musicale rap signée Dominique Sacy

Dominique Sacy a concocté rien de moins qu'une comédie musicale rap. Premier Acte présente cette oeuvre théâtrale en octobre, sur fond de gros « beats » et de « swag ». La République hip-hop du Bas-Canada se passe en 2075, dans un univers inspiré du groupe Alaclair Ensemble. La pièce aborde « la soif de révolte sociale » dans la société québécoise, à travers la chanson et la danse.

La République hip-hop du Bas-Canada : une comédie musicale rap signée Dominique Sacy | 22 septembre 2023 | Article par Thomas Verret

Premier Acte présente cette oeuvre du Théâtre Astronaute et de Dominique Sacy.

Crédit photo: capture d'écran

Dominique Sacy a concocté rien de moins qu’une comédie musicale rap. Premier Acte présente cette oeuvre théâtrale en octobre, sur fond de gros « beats » et de « swag ». La République hip-hop du Bas-Canada se passe en 2075, dans un univers inspiré du groupe Alaclair Ensemble. La pièce aborde « la soif de révolte sociale » dans la société québécoise, à travers la chanson et la danse.

Dominique Sacy ne compte plus les heures consacrées à ce projet. L’idée lui est venue initialement en secondaire 2. Dans les quatres dernières années, il a bûché « comme un malade » pour écrire la pièce et les chansons. La pandémie lui a permis de s’y consacrer.

« Je ne sais pas si un jour dans la vie, je vais mettre autant de temps dans un projet. »

Ce dernier désirait sortir de la comédie musicale clinquante « à la Broadway », y ajouter un côté plus réfléchi.

Le mélange entre la danse, le théâtre et la musique « pourrait donner quelque chose de tellement plus profond », se disait-il.

« Le ballet jazz, c’est vraiment beau, mais je voulais créer une pièce qui démontre la profondeur des personnages, qui est plus riche à mon avis. »

Mentorat d’écriture

Le Limoulois a bénéficié du financement de Première Ovation et de Jamais Lu.

L’expertise et l’œil extérieur d’Olivier Arteau, le directeur du Trident, l’ont aidé à mener à terme son idée.

« C’est à partir de ce moment que le projet est devenu davantage concret. »

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Un travail d’équipe

L’auteur a travaillé de concert avec les interprètes Samuel Bouchard, Carmen Ferlan, Myriam Lenfesty, Marc-Antoine Marceau et Vincent Paquette.

Pour eux également, c’était quelque chose de différent.

« À la base, ce sont tous des comédiens et des comédiennes », indique celui qui oeuvre dans le milieu culturel depuis 2016.

« Dès la première pratique, certains rappaient déjà comme des chefs, alors que d’autres ont mis les bouchées doubles pour rapper impeccablement. Ils ont travaillé fort! », précise-t-il en riant.

Une fête et une révolution en même temps

Au-delà de la réflexion suscitée par la pièce, Dominique Sacy est convaincu que le public va passer un moment agréable. Les spectateurs pourront imaginer un avenir meilleur, tout en s’amusant.

« Si je ne peux pas danser à la révolution, je n’irai pas », disait l’anarchiste Emma Goldman.

« Si la révolution n’est pas le fun, les gens ne voudront pas y aller, ne voudront pas la vivre, estime le jeune homme dans la fin vingtaine. Ça reste une comédie musicale. C’est beaucoup dans l’humour aussi. »

La République hip-hop du Bas-Canada prendra vie du 3 au 21 octobre. Les billets sont en vente sur premieracte.ca ou sur lepointdevente.com

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