Les rues piétonnes confusionnent

Dans le coin supérieur gauche de la photo en tête d'article, c'est écrit « Point de vue », en blanc sur noir. Ça signifie que ceci n'est pas un article d'information journalistique. Parfois, « Carrefour des lecteurs » apparaît au même emplacement. ¨Ça signifie qu'une personne qui nous lit a soumis ce texte. Pas un membre de notre personnel. Les gens qui nous lisent écrivent parfois sur les rues piétonnes.

Les rues piétonnes confusionnent | 27 février 2023 | Article par Suzie Genest

Crédit photo: Anderson Santos - Pexels (recadrée)

Dans le coin supérieur gauche de la photo en tête d’article, c’est écrit « Point de vue », en blanc sur noir. Ça signifie que ceci n’est pas un article d’information journalistique. Parfois, « Carrefour des lecteurs » apparaît au même emplacement. ¨Ça signifie qu’une personne qui nous lit a soumis ce texte. Pas un membre de notre personnel. Les gens qui nous lisent écrivent parfois sur les rues piétonnes.

C’est arrivé à propos de l’avenue Cartier et de sa piétonnisation estivale. Le texte a été publié dimanche, dans le Carrefour des lecteurs.

Les textes de cette section débutent par une introduction qui mentionne leur source externe. Avant de publier un texte dans une section de type Carrefour des lecteurs, on se pose des questions. Elles concernent entre autres la place du sujet dans l’intérêt public et l’intérêt du public. On regarde aussi le contenu et le ton du texte. (On ne publie pas de propos diffamatoires, injurieux, etc.) On pense aussi à l’ensemble de ce qu’on reçoit. À Monquartier, on ne reçoit même pas une lettre ouverte par semaine.

Mise à jour – 28 février

La section Carrefour des lecteurs se trouve dans la moitié inférieure sur l’accueil de notre site. Les textes de cette section n’apparaissent pas en Une comme les articles de La Rédaction, dans la moitié supérieure. Tant les articles d’information réguliers que les Point de vue comme celui-ci, que je signe moi, de La Rédaction, sont dans cette section supérieure.

On le précise parce que la personne désireuse de faire campagne contre Monmontcalm (lire plus bas) nous réécrit, affirmant que la lettre d’opinion est en Une alors que dans les autres journaux, c’est séparé. Chez nous aussi.

Des publications distinctes…

Ni les salles de rédaction des autres médias ni la nôtre ne contrôlent le travail du service aux annonceurs, où on place les publicités. Ce qui est différent à Monquartier : ce service partage des publicités et activités des annonceurs directement sur les pages Facebook. Le conseil de quartier de Montcalm est un annonceur. Son assemblée a lieu ce mardi. Une annonce de cette assemblée est visible sur la page Facebook et sur le site web. Il n’y a aucun lien entre cette publication et la lettre ouverte.

Des personnes ont contacté Monmontcalm, et la SDC Montcalm, pour décrier la lettre du Carrefour des lecteurs. Certaines ont affirmé que Monmontcalm s’était prononcé pour la piétonnisation de l’avenue Cartier (!)  Nous serions contre les commerçants (!!) Certaines ont ajouté que Monmontcalm invitait les gens à en débattre au conseil de quartier (!!!)

L’une d’elles a écrit qu’elle ferait campagne contre Monmontcalm. Son objectif : que les annonceurs retirent leurs placements publicitaires car nous nuisons aux commerçants.

Avant de faire paraître la lettre ouverte dans le Carrefour des lecteurs, j’ai évalué l’enjeu de sa signature : des initiales. J’ai expliqué la décision dans une note de la rédaction au bas du texte. Des gens auraient affirmé que si des commerçant.e.s soumettaient une lettre d’opinion sans leurs noms, je ne la publierais pas. C’est dommage qu’ils ne m’aient pas posé la question. J’ai déjà publié des lettres d’un « groupe de (commerçants, parents, etc.) ». Pourquoi ne le referai-je pas?

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Dans un autre quartier, l’an dernier, un groupe de commerçants pro-piétonnisation avait soumis une lettre. D’autres commerçants, opposés à la piétonnisation, ont écrit en déplorant sa publication. Certains me parlaient comme si je l’avais, moi, écrite… Je les ai invités à soumettre aussi une lettre pour lui donner la même tribune. Je ne l’ai jamais reçue.

Du nouveau sous Le Soleil

Ce matin, la lettre de la lectrice de Montcalm, à peu de différences près, est sortie dans Le Soleil. Il y a un nom complet à la fin. Pourquoi? Je me suis posé cette question. Et aussi celles-ci :

  • Est-ce que j’ajoute le nom puisqu’il est maintenant public?
  • Est-ce que j’ajoute un hyperlien vers le texte dans Le Soleil, où seul.e.s les abonné.e.s le verront et pas les autres?
  • Est-ce qu’en attendant une éventuelle réponse de la source de la lettre, je publie quelque chose parce que la réponse peut tarder, ne jamais venir?

J’allais publier tout ceci avec une conclusion peu concluante quand la source m’a répondu. Elle ignorait que la lettre avait été publiée avec le nom. Elle est désolée. Moi aussi. Mais sans doute pas les gens qui veulent que Monmontcalm porte l’odieux, et paye le prix, de leurs irritants liés à l’enjeu de la piétonnisation de l’avenue Cartier.

Comme j’écris un « Point de vue », j’ajoute ce qui suit. Imaginez que vous travaillez pour une association commerciale dont les membres et leurs clientèles, comme la communauté, sont polarisés et irrités par un enjeu au point de proférer des menaces. Des menaces pires, selon mes sources, que de boycotter le journal web du quartier.

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