2024-2025 : Une «saison pralinée» pour le Trident et une nouvelle identité visuelle

Adaptation de la bande dessinée Paul à la maison, coproductions avec des théâtres montréalais, pièce dans l'univers Wendat, adaptation de roman, classique shakespearien réinventé... La programmation 2024-2025 du Trident propose des histoires «étonnantes» et «enlevantes», selon le directeur artistique Olivier Arteau.

2024-2025 : Une «saison pralinée» pour le Trident et une nouvelle identité visuelle | 4 avril 2024 | Article par Simon Bélanger

Anne-Élisabeth Bossé joue dans la pièce Les gens, les lieux, les choses, présentée au Trident du 15 janvier au 8 février 2025.

Crédit photo: Courtoisie Le Trident

Adaptation de la bande dessinée Paul à la maison, coproductions avec des théâtres montréalais, pièce dans l’univers Wendat, adaptation de roman, classique shakespearien réinventé… La programmation 2024-2025 du Trident propose des histoires «étonnantes» et «enlevantes», selon le directeur artistique Olivier Arteau.

En cette journée grise et venteuse, le Trident dévoilait sa programmation 2024-2025. L’institution théâtrale soutient qu’il s’agit d’«une saison pralinée, à la fois sucrée et nutritive, extatique et intime».

«Nous avons développé au cours de la dernière année un délicat dialogue. J’ai pu vous entendre sur vos doutes, vos craintes ; j’ai entendu vos fous rires, vos élans de joie et il m’a semblé crucial d’aborder la prochaine saison par le biais de la fiction », souligne Olivier Arteau, directeur artistique du Trident depuis 2022.

«Dans les derniers mois, j’ai cherché les histoires les plus étonnantes, les plus enlevantes, pour anticiper l’avenir avec un peu plus de nuances, d’empathie et de tendresse», ajoute-t-il.

Paul à la maison, du 25 septembre au 19 octobre

Ce classique de la BD québécoise, signé Michel Rabagliati et adapté pour la scène par Anne-Marie Olivier, aura droit à sa toute première version théâtrale. Lorraine Côté assurera d’ailleurs la mise en scène, qui empruntera des codes au théâtre d’ombres, au théâtre d’objets et au cinéma en direct. Les dessins de Rabagliati occuperont aussi une place importante.

Paul, maintenant quinquagénaire, est bédéiste à temps plein et lance son plus récent ouvrage au Salon du livre. Il est récemment divorcé et vit avec son chien Biscuit. Paul sent que le temps le rattrape, alors que sa fille quitte pour Londres et que l’état de santé de sa mère se dégrade. Vieillesse, célibat et différentes formes de deuil se croisent dans la plus récente aventure de Paul, publiée en 2019. Hugues Frenette interprète le rôle-titre, notamment accompagné de Marie-Ginette Guay, Paul Fruteau de Laclos et Etienne D’Anjou.

Yahndawa’ : ce que nous sommes, du 6 au 30 novembre

Écrite par Marie-Josée Bastien, en collaboration avec Charles Bender, Elisabeth Kaine et Andrée Lévesque-Sioui, Yahndawa : ce que nous sommes est mise en scène par Véronika Makdissi-Warren.

Pièce écrite sous forme d’autofiction, les personnages de Marie-Josée Bastien sont parfois réels, parfois inventés. Son oeuvre porte sur les Wendats et leurs racines, leur pouvoir de résilience, leur identité et leur fierté.

Le patriarche Ludger Sarenhes Bastien est un homme d’affaires qui mène une lutte face à la Ville de Québec, afin de réparer une injustice. On suit d’autres membres de sa descendance, qui affrontent d’autres défis, jusqu’à son arrière-arrière-arrière-petit-fils Agnolien, qui doit sauver le patrimoine de sa famille d’un déluge quasi apocalyptique.

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En plus de Marie-Josée Bastien, de Charles Bender et d’Andrée Lévesque-Sioui, cette pièce, coproduite avec Menuentakuan et le Théâtre Niveau Parking, met aussi en scène Océane Kitura Bohémier-Tootoo, Andawa Laveau et Marco Poulin.

Les gens, les lieux, les choses, du 15 janvier au 8 février

Pièce de Duncan Macmillan traduite par David Laurin, le directeur artistique Olivier Arteau assure la mise en scène de cette pièce qui critique la société, et dans laquelle la dépendance répond au chaos. Olivier Arteau s’associe avec le chorégraphe Fabien Piché. Les deux créateurs souhaitent établir un parallèle entre les codes du théâtre et la réhabilitation.

Anne-Élisabeth Bossé interprète Emma, une actrice admise dans un centre de réadaptation pour toxicomanes. Pour la première fois, elle devra admettre son problème et dire la vérité. Elle est cependant consciente que la vérité de l’un n’est pas nécessairement la même pour un autre.

Coproduite avec le théâtre montréalais Duceppe, Les gens, les lieux, les choses met aussi en scène des interprètes comme Maude Guérin, Jean-Sébastien Ouellette, Charles Roberge et Alexandrine Warren.

Othello, du 5 au 29 mars

Classique de Shakeaspeare, mis en scène par Didier Lucien et adapté par Jean-Marc Dalpé, cette version de la tragédie Othello combine théâtre et art du cirque. On promet un «suspense chargé de surprises », pour ce classique du théâtre élisabéthain monté pour la première fois au Trident.

Othello, interprété par Rodley Pitt, est le général des armées vénitiennes. Il épouse Desdémone (Ariane Bellavance-Fafard), une beauté noble et dévouée. Ce succès pour un Maure affranchi ne fait pas l’affaire de tous, surtout pas de l’officier perfide Iago. Celui-ci élaborera un stratagème pour faire chuter son maître.

Othello est en coproduction avec le Théâtre du Nouveau Monde, à Montréal.

La trajectoire des confettis, du 23 avril au 17 mai

Adaptation du roman du même nom écrit par Marie-Ève Thuot et récipiendaire du Prix des Libraires en 2020, La trajectoire des confettis est adapté pour la scène par Sophie Vaillancourt-Léonard, dans une mise en scène de Danielle Le Saux-Farmer. Celle-ci dirige une distribution imposante de 13 interprètes, qui participent à une grande fresque réaliste sur l’amour.

On y suit une saga familiale sur plusieurs décennies, qui montre la réalité de quatre frères pris avec des injonctions morales et sociales, qui luttent contre les tabous de leurs ancêtres.

Nouvelle identité visuelle

Par ailleurs, le Trident adopte une toute nouvelle apparence visuelle. Le nouveau logo présente le mot TRIDENT en majuscules, tout en rouge, avec le dernier «T» mis à l’envers.

Cette nouvelle apparence «rend compte de la volonté du Trident, en tant qu’institution culturelle, de faire voir le monde autrement, d’avoir une nouvelle perspective sur celui-ci et de s’y ancrer».

Les abonnements de saison et les billets à l’unité seront mis en vente dès demain le vendredi 5 avril, à 10h, sur le site letrident.com.

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