Jusqu’à brûler les boiseries : À coups de glitter

Dès le début, ça frappe fort : musique, costumes flamboyants, paillettes. Pour Fred aussi, ça frappe fort, dans sa relation avec Charles. Un peu de chantage affectif par ci, quelques phrases assassines par là, et on en arrive rapidement aux coups.

Dès le début, ça frappe fort : musique, costumes flamboyants, paillettes. Pour Fred aussi, ça frappe fort, dans sa relation avec Charles. Un peu de chantage affectif par ci, quelques phrases assassines par là, et on en arrive rapidement aux coups.

Quelques années plus tard, en thérapie, Fred (Pierre-Olivier Roussel) prend conscience de toute la violence vécue comme de l’ampleur de ses répercussions : isolement, alcoolisme, comportements autodestructeurs. Il faudra beaucoup de temps pour recoller les morceaux.

Sublimer la souffrance par l’art

Des épisodes de violence naîtront les poèmes qui ponctuent la pièce. Sur scène, les ecchymoses se manifestent par du maquillage rose brillant. Le personnage de Fred sublime sa souffrance par l’art tandis que Silviu Vincent Legault, auteur et metteur en scène, relâche la tension par des moments musicaux ou poétiques.

Le spectacle offre ainsi au groupe d’interprètes l’occasion d’étaler ses talents. Retenons particulièrement le numéro d’ouverture sur l’alcool et, plus tard, celui de l’autodénigrement entonné en chœur.

La note juste

Le jeu de Pierre-Olivier Roussel magnifie la sincérité du texte de Silviu Vincent Legault.

Certaines phrases de la thérapeute, lieux communs usés à la corde, sonnent néanmoins un tantinet trop didactiques en contexte théâtral. Il importe malgré tout de les répéter : personne ne mérite les coups portés, et non, tu n’as pas provoqué l’agression.

Somme toute, tant par le souci de vérité que par le soin porté à son aspect divertissant, la pièce fait mal autant qu’elle fait du bien.

 

Jusqu’à brûler les boiseries est présentée jusqu’au 23 mars à Premier Acte.

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À noter : la représentation du vendredi 8 mars sera suivie d’une discussion avec les artistes, à laquelle participera également Valérie Roy, Ph. D., travailleuse sociale et professeure à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval.

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