Minuit quelque part : célébrer la nuit

Né de la volonté de Lydia Bouchard et Merryn Kritzinger (La Résistance) de démocratiser la danse contemporaine et produit par l’Agence Mickaël Spinnhirny, Minuit quelque part se veut une exploration des événements nocturnes de la vie, des boîtes de nuit à la salle d’accouchement, en passant par les élans amoureux et le rêve.

<em>Minuit quelque part</em> : célébrer la nuit | 25 mars 2024 | Article par Ariane Tapp

Le spectacle Minuit quelque part s’arrêtait le 21 mars dernier au Grand Théâtre de Québec.

Crédit photo: Sylvie-Ann Paré

Né de la volonté de Lydia Bouchard et Merryn Kritzinger (La Résistance) de démocratiser la danse contemporaine et produit par l’Agence Mickaël Spinnhirny, Minuit quelque part se veut une exploration des événements nocturnes de la vie, des boîtes de nuit à la salle d’accouchement, en passant par les élans amoureux et le rêve.

Le concept : 8 chorégraphes québécois·es, 10 interprètes, 8 tableaux à thèmes inspirés de la nuit. Sur la musique originale enivrante d’Alex McMahon, La Résistance nous convie à un voyage nocturne à travers les univers chorégraphiques de Bouchard, Kritzinger, Ismaël Mouaraki, Anne Plamondon, Kristen Céré, Marie Chouinard, Virginie Brunelle et Charles-Alexis Desgagnés.

L’incursion commence par une courte introduction festive où on célèbre peut-être le Nouvel An, en famille, entre amis, avec des paillettes et certains éléments de danses traditionnelles.

Puis on entre en boîte de nuit, tableau pour lequel on a envie de rejoindre les danseur·euses dans cette libération physique rythmée.

Plamondon nous offre ensuite l’occasion de reprendre notre souffle dans un numéro au début lent, avant d’orchestrer de beaux enchaînements de mouvements en chœur.

Y succède un tableau plus aérien, voire surréaliste, dans lequel le voile, virevoltant en hauteur à l’aide de ventilateurs, retenu par le visage ou la main d’un danseur, hypnotise.

À mi-temps, on quitte les arrangements de McMahon et les chorégraphies de groupe pour un duo sur pointes signé Marie Chouinard, qui nous emmène en voyeur·euses dans l’intimité d’un couple où la femme est déchirée entre l’amour et ses démons intérieurs, sur fond de Maria Callas.

Brunelle enchaîne avec un tableau jouissif d’une sensualité exquise propre à la chorégraphe, dans lequel les couples et les trouples se font et se défont dans une ambiance exaltée.

Dans la scène suivante, une femme en rouge est mise de l’avant, point focal de compositions aux formes précises.

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La nuit se termine dans la neige, dans l’eau, dans les confettis argentés recouvrant la scène, sur laquelle les interprètes se jettent joyeusement en glissades et en pirouettes, jusqu’à un climax musical et chorégraphique puissant.

Pour Bouchard et Kritzinger, qui souhaitaient donner envie de danser au public, c’est mission réussie.

Le spectacle est en tournée québécoise jusqu’au printemps 2025. Il s’arrêtait au Grand Théâtre de Québec le 21 mars dernier. Visitez le www.minuitquelquepart.com pour en savoir plus.

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