Premier Acte fête ses 30 ans : farouchement libre d’hier à aujourd’hui

Fêtant ses trente ans d’existence cette année, Premier Acte en aura vu passer des projets et des artistes passionnés de leur art. Si d’aventure, le théâtre a traversé des périodes plus ou moins faciles et a été tenu à bout de bras bénévolement pendant des années, il n’en demeure pas moins un lieu de création phare et un tremplin important pour la relève d’hier à aujourd’hui. Pour ces artistes qui en ont foulé les planches, Premier Acte, c’est un peu comme retourner à la maison-mère après une longue absence…

Premier Acte fête ses 30 ans : farouchement libre d’hier à aujourd’hui | 4 mars 2024 | Article par Monmontcalm

Le miel est plus doux que le sang, Théâtre Sortie de secours, texte : Philippe Soldevila et Simone Chartrand, mise en scène Philippe Soldevila, présenté en 1995 à Premier Acte, repris en 1996 dans le cadre du Carrefour international de théâtre de Québec, puis à Montréal, en 1997 et en 1998. La pièce s’est mérité le Prix de la Meilleur mise en scène décerné par la Fondation du Trident ainsi que trois nominations pour la Soirée des Masques.

Crédit photo: Yves Renaud

Fêtant ses trente ans d’existence cette année, Premier Acte en aura vu passer des projets et des artistes passionnés de leur art. Si d’aventure, le théâtre a traversé des périodes plus ou moins faciles et a été tenu à bout de bras bénévolement pendant des années, il n’en demeure pas moins un lieu de création phare et un tremplin important pour la relève d’hier à aujourd’hui. Pour ces artistes qui en ont foulé les planches, Premier Acte, c’est un peu comme retourner à la maison-mère après une longue absence…

Et si on vous disait que tout a commencé avec des projecteurs recyclés du Trident, dont personne ne voulait ? « Artisanal » est sûrement le mot qui conviendrait le mieux pour décrire les arrangements parfois loufoques qu’artistes et cofondateurs ont dû mettre en place pour réussir à présenter le fruit de leur travail sur scène, coûte que coûte. Vous l’aurez compris, parce qu’il faut bien commencer quelque part et que les débuts ne se réduisent pas aux anecdotes croustillantes à propos des difficultés, des ratés et des bifurcations, le projet porté par Premier Acte montre que dans tout projet créatif, l’union fait la force. Rien n’est jamais acquis quand on s’inscrit dans la continuité. 

À l’origine de Premier Acte, un regroupement de trois compagnies de théâtre ont uni leurs forces pour aller chercher les outils et les ressources pour s’ancrer durablement dans le paysage culturel et soutenir la relève. Si la liberté de création a toujours été le principe directeur du théâtre, il aura fallu l’aide structurante de Marc Gourdeau, qui a pris les guides de la direction, pour en assurer la pérennité et en faire l’institution qu’on connaît aujourd’hui. Aller plus loin signifiait à ce moment-là de sécuriser les acquis et d’aller chercher les fonds nécessaires à la poursuite des activités, sans jamais faire de compromis sur l’accessibilité et la diversité des projets. D’hier à aujourd’hui, la mission d’incarner un lieu d’expression de l’art démocratique sous toutes ses formes, en permettant à la jeunesse de créer son premier spectacle, le tout en gardant les prix au plus bas, n’a pas changé. Mais elle s’est ancrée avec le temps et le travail acharné d’une équipe dévouée et soudée par l’amour du théâtre.  

Aujourd’hui, le rôle structurant qu’on reconnaît à Premier Acte dans l’écologie artistique permet aux jeunes et moins jeunes artistes émergents de créer dans un environnement sécuritaire sur le plan financier, tout en développant leur signature artistique en toute quiétude. Et quelle signature! Si le nombre de propositions artistiques autour du théâtre de répertoire contemporain est en baisse constante, celui de la création, lui, n’est pas prêt de l’être. Comme le fait remarquer Marc Gourdeau, directeur général et artistique du théâtre Premier Acte, il y a beaucoup de place pour explorer des chemins moins empruntés et pour s’inventer. 

Ce qui distingue peut-être la jeune génération d’artistes, c’est que dans 80-90% des cas, les propositions sont des créations pures. On est en présence d’un éclatement des formes, d’une grande soif de liberté, un désir d’explorer dans tous les sens et d’exposer son art. Aussi, la place des femmes comme initiatrices et autrices de projets est de plus en plus visible.”

Finalement, quand on demande aux trois cofondateurs et à Marc Gourdeau ce qu’ils souhaitent à Premier Acte, tous répondent d’une même voix que pour créer du théâtre, donner des ailes et poursuivre l’envolée sur un troisième acte, les enjeux de financement seront au premier plan. 

Cet article a été réalisé par le service publicitaire de Monquartier et payé par le Théâtre Premier Acte. Les revenus d’annonceurs financent le fonctionnement de Monquartier et sa production d’information hyperlocale indépendante.

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