Québec 1775 : enneigée et assiégée : une exposition qui met en lumière l’invasion américaine de 1775

2025 marquera le 250e anniversaire de l’invasion américaine de Québec. Pour l’occasion, le Musée des plaines d’Abraham lance une exposition intitulée Québec 1775 : enneigée et assiégée, qui revient sur cette période historique méconnue.

<em>Québec 1775 : enneigée et assiégée</em> : une exposition qui met en lumière l’invasion américaine de 1775 | 6 juin 2024 | Article par Olivier Alain

Stéphane Roy, directeur des services muséaux au Musée des plaines d’Abraham.

Crédit photo: Olivier Alain

2025 marquera le 250e anniversaire de l’invasion américaine de Québec. Pour l’occasion, le Musée des plaines d’Abraham lance une exposition intitulée Québec 1775 : enneigée et assiégée, qui revient sur cette période historique méconnue.

Reprenant un modèle similaire à celui sur lequel se basait l’exposition Aeria, lancée à l’été 2022, l’équipe du Musée fait le pari de marier arts et histoire. Six œuvres de six artistes différents mettent en lumière des moments clés de l’invasion américaine de 1775.

Stéphane Roy, directeur des services muséaux, explique que le siège de la ville de Québec s’est fait sur les plaines d’Abraham : « C’est ce qui a été le moteur initial pour la conception de l’exposition ».

« Cette invasion s’est faite en hiver. Les Américains sont arrivés ici au mois de novembre et sont repartis au mois de mai, bredouilles, parce qu’ils n’ont pas réussi à prendre la ville. »

Toute au long de la visite, le public, muni d’une tablette, est guidé par Mademoiselle Baboche, Marie-Barbe Loiselle de son vrai nom. Âgée de 25 ans au moment de l’invasion, Baboche devient espionne pour la Couronne britannique et fournit des renseignements très importants sur l’ennemi. Ses efforts lui valent de recevoir une pension à vie, chose extrêmement rare, explique M. Roy.

Des capsules informatives sur le contexte historique et les événements marquants de cette période ponctuent la visite. Chaque œuvre est  également expliquée par l’artiste l’ayant réalisé dans des vidéos informatives. « Cela permet une sorte de rencontre avec les artistes, explique M. Roy. On arrive ainsi à mieux interpréter l’œuvre et à se plonger dans la démarche [artistique] ».

Six artistes, six univers

Pour réaliser les œuvres qui composent Québec 1775 : enneigée et assiégée, les artistes ont été invités à sortir de leur procédé habituel et de leur zone de confort en se pliant à une contrainte. Celle de représenter un moment historique précis.

Les installations qui en résultent sont très différentes les unes des autres et exploitent des médiums variés. Le maillage entre ces six univers s’opère grâce à un fil conducteur clair basé sur l’histoire de l’invasion et ses moments phares.

Jocelyn Langlois présente une œuvre numérique inspirée du voyage de Benedict Arnold. L’installation évoque les terribles épreuves traversées par les hommes d’Arnold arrivés par le rivière Chaudière en remontant de l’État du Maine en plein hiver.

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Aline Martineau, artiste réputée de la ville de Québec, a travaillé le papier dans un triptyque qui montre la fragilité des conditions de vie à l’époque de l’invasion.

Deux œuvres portent sur l’attaque du 31 décembre survenue en pleine tempête de neige. La première, réalisée par Monica Brinkman, se présente sous la forme d’une mosaïque inspirée d’une illustration d’époque. La seconde, de Carole Baillargeon, est une installation faite de tissu qui évoque la tempête, le froid et le cafouillage de la bataille.

La période de siège suivant la bataille du 31 est au cœur de l’œuvre d’Olivier Roberge qui prend la forme d’une chambre d’enfant où l’on retrouve des maquettes représentant des champs de batailles avec des figurines de soldats et des bateaux. L’installation propose une réflexion sur cette perception enfantine de la guerre basée sur une vision manichéenne du bien et du mal.

La dernière œuvre, réalisée par Adeline Benhamouda, s’inspire d’une peinture faite en 1885 qui présente une vue panoramique de Québec depuis la haut de la tour de la prison des Plaines.

Une approche originale

Pour Stéphane Roy, allier du contenu documentaire et historique à des œuvres d’art permet d’injecter de l’émotion dans l’expérience vécue par le public.

« Notre force c’est d’aller mettre des émotions là-dedans […], aller chercher une autre dimension dans la perception historique (sic). »

Une trame sonore composée par Josué Beaucage accompagne les visiteurs tout au long de l’exposition. Un thème principal introduit le contenu historique et des variantes accompagnent chacune des œuvres en fonction de leurs univers respectifs.

Toutes les illustrations numériques présentées sur la tablette au fil du parcours proposé sont une réalisation de la dessinatrice Andréa Bourget Méndez.

Québec 1775 : enneigée et assiégée sera accessible du 7 juin 2024 au 11 janvier 2026. Les heures d’ouverture et les tarifs pour accéder à l’exposition se retrouvent sur le site du Musée des plaines d’Abraham.

 

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